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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 07:33

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A lire gratuitement sur le site :

http://fr.scribd.com/doc/209384062/15-BONNES-RAISONS-DE-S-INTERESSER-de-pres-A-LA-MONNAIE

 

Un petit effort de lecture de ces quarante pages pour mieux comprendre notre économie et les sources de l'injustice sociale


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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 06:57

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Pour vivre en Bretagne et profiter de tous ces bienfaits, il semble nécessaire d’accepter la cohabitation avec tous ces êtres merveilleux
Il est toutefois nécessaire de s’entourer de toutes les précautions  possibles pour éviter ces lutins qui sont le plus souvent malins et mutins mais parfois dangereux.

Par exemple, planter une lame de couteau dans le sol, de façon à former un angle aigu avec le manche, cela incite le lutin à essayer de passer sous l'angle ainsi formé, et le détourne de toutes mauvaises actions.

Pour éloigner des Kourils , la clarté d'une lanterne allumée peut servir à éblouir leurs yeux fragiles.

La carsprenn est la petite fourche en bois que les paysans utilisent pour nettoyer le soc de leur charrue. C'est dit-on, le plus terrible épouvantail pour faire fuir les Korrigans malintentionnés.

Se prémunir d’une petite fiole d'eau bénite assure également une bonne protection.

Une branche de verveine protégera du tourment des Follets.

Une assiette remplie de grains placée en déséquilibre : si les poulpicans la renversent, ils se sentiront obligés de ramasser les grains jusqu'au dernier. De plus, ils ne reviennent plus jamais dans un lieu ou survient pareille mésaventure ....


L'attrait qu’exercent les chevaux sur les Korrigans a maintes fois été observé. Le Maestre Yan ou Mait'Jean est un grand palefrenier. Il panse, il étrille et vide les écuries. On raconte  que quand les bêtes hennissent au milieu de la nuit c'est un lutin qui les nourrit. On constate au matin de nombreuses traces de son passage : la crinière et la queue de l'animal sont joliment tressées et des gouttes de cire, coulées des bougies marquent l'encolure du cheval dont il s'est occupé.


Si vous devez vous porter acquéreur d’une vieille maison isolée, vérifiez s’il existe, dans ces masures en ruine, envahies de lierre et de ronces, des petits coins d’écuries balayés, qui semblent attendre de nouveaux arrivants ...., En effet les Teuz ne peuvant se résoudre à quitter leur demeure malgré l'abandon de la ferme par ses exploitants, attendent avec impatience les nouveaux venus.

S’ils se plaisent dans la maison, ne soyez pas étonnés.
Un volet coulissant du lit clos peut glisser lentement sur le rail. Les crépitements du feu mourant se mêlent aux respirations profondes de la maisonnée endormie. Alors silencieusement, apparaissent les bouffons Noz, les bouffons de la nuit.

Ils émergent des coins sombres, ou encore du grenier, sortant des trous du mur, glissant du vaisselier, visiteurs besogneux, familiers bienveillants, s'ils se plaisent en un lieu, ils y passent leur temps.

Ils balayent le sol, astiquent le mobilier, récurent les casseroles et bercent les nouveau-nés, quand l'ouvrage est fini, ils se regroupent dans l’âtre, et se reposent enfin, assis sur la pierre plate, qu'on a posé pour eux, sur le devant du feu ...

Au fil des temps, les mineurs ont su se ménager les bonnes grâces du petit peuple d'en dessous. On retrouve régulièrement, dans tous les récits concernant les principales exploitations minières de Bretagne la présence de lutins bienveillants, les petits mineurs.
Il est alors vivement recommandé de pratiquer la meilleure cohabitation qu’il soit.
A Huelgoat, Poullaouen ou Pont-Péan, on se réjouit d'entendre résonner leurs pics dans les galeries profondes, car là où ils cognent les veines sont riches et le filon est bon.

De petites tailles, comme il se doit, plutôt joviaux et débonnaires, ils sont habillés en mineurs, armés de pics d'argent avec un manche fait d'une corne de cerf. Les bougies qui les éclairent dégagent une lueur très vive. Bien qu'à l’occasion, ils puissent être espiègles, soufflant les lampes ou cachant les outils, les hommes leur offrent volontiers des présents. On les dit amateurs de crêpes et de cidre bouché.

Parmi tous les présents qui leur sont destinés, celui qu'ils préfèrent demeurent la grillée. Ar Grazen, c'est la dernière crêpe, que la fermière a faite, avec le reste de la pâte et le lait de la jatte.

 

Voilà, vous  savez l’essentiel pour reconnaitre et cohabiter avec les Korrigans et tous ces êtres merveilleux qui peuplent cette belle terre.

Au moins en nous rendant visite, vous aurez bien compris qu’un papier gras laissé sur la plage, un reste de frites grasses jeté dans les buisons, une canette vide emportée par une vague… peuvent vous réserver quelques fâcheuses rencontres en représailles.

Pour le reste, la magie de landes couvertes de Bruyères et d’ajoncs, les vieilles chapelles isolées et toutes ces belles criques sauvages… devraient vous confirmer la magie des lieux. Alors soyez les bienvenus !

 

NB : Comme vous avez pu le constater, aucun Korrigan ne figure sur les photos présentées dans ces trois articles… je continue ma quête photographique dans tous les lieux propices, je garde bon espoir et je ne manquerai pas de vous en proposer quelques images très bientôt.   

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 06:52

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Les êtres magiques existent aussi au féminin et leurs pouvoirs n’ont rien à envier à ceux des Korrigans

Les serpentes (vouivre, mélusine) sont des créatures ailées qui volent la nuit en laissant derrière elles des traces lumineuses. Elles sont très difficiles à apercevoir et très dangereuses pour les humains. On prétend qu'elles sont les gardiennes de trésors souterrains. Pour empêcher l'éclosion de leurs œufs dans les tas de fumier, on y met le premier mai une branche d'épine encore fleurie.

Les morgans ou mary-morgans : sirènes de Bretagne qui ont la particularité de ne pas répondre lorsqu'on leur parle. Lorsqu'on les trouve échouées sur une plage, il faut les remettre à l'eau ; en récompense elles exauceront vos souhaits. Il faut éviter de toucher leurs mains ou leurs cheveux, sinon vous leur appartenez à jamais, elles vous entraînent dans un palais au fond de l’océan.

Les korets ou korred : fées aux cheveux d'or habitant entre le val des fées et le bourg de tréhorenteuc. Là se trouve une petite vallée toujours verte ; Prenez garde aux fées car si vous tombez dans leurs rondes vous n'en sortirez que lorsqu'un autre humain prendra votre place.

Les fées, héritières des druidesses, sont divisées en plusieurs classes : les driades, qui vivent dans les chênes, les fondatrices, qui protègent les institutions, les nymphes qui prennent soin des eaux, et les sylvatiques qui se trouvent dans les forêts ou elles épousent les poulpiquets. Les fées sont immortelles et aiment danser la nuit au clair de la lune. Le sol conserve les traces de leurs bacchanales en forme de cercles magiques.

D’autres êtres aussi ont des pouvoirs surnaturels

Les lavandières : Ce sont des fées nocturnes parfois appelées chanteuses de nuit. Elles lavent des linceuls dans des endroits isolés, souvent dans des eaux stagnantes. Du sang s'échappe de leur linge, et elles sont gigantesques et squelettiques. Lorsqu'un humain vient les voir, il signe son arrêt de mort : il mourra dans trois jours et sera recouvert du linceul qu'elles étaient en train de tordre. La parade…si elles vous demandent de tordre leur linge, une seule façon, arranger vous pour tourner le linceul dans le même sens qu'elles, sous peine de mourir aussitôt.

 L'ankou : il se déplace la nuit sur un char tiré par un cheval , par les chemins creux . C'est le premier mort de l'année : il emporte vers la mort ceux dont l'heure est arrivée. Personne n'a jamais pu le voir sans périr immédiatement.

Les démons : la Bretagne possède des démons ; que ce soient les courils ou les elfes noirs, et selon certaines légendes, les âmes de morts qui reviennent sous forme de démons pour tourmenter les criminels et les usurpateurs. 

Les hoper noz : esprits hurleurs qui crient lugubrement et inlassablement ; la nuit, mieux vaut ne pas répondre car vous pourriez être entraîné vers les enfers.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 08:17

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Le terme korrigan est vaste ; il regroupe sous sa coupe une grande diversité de tribus qui détiennent chacune leurs caractéristiques propres. Ils se rejoignent dans l'idée où ils sont tous natifs de Bretagne, ne sont pas immortels mais possèdent des pouvoirs prodigieux et une force hors du commun. Ils peuvent faire preuve d'une grande gentillesse, mais aussi se montrer belliqueux et vengeurs ; ils châtient sévèrement l’avidité, la cruauté et le mépris dont ils sont parfois l’objet. Leurs demeures trouvent places au sein des grottes , des dolmens ou des lieux difficiles d'accès à l'homme .On dit qu'auparavant ils aimaient prendre soin des maisons et des montures des humains ; mais frappés par leur ingratitude , ils gardèrent une rancune tenace qui les poussent à commettre des farces parfois cruelles .

Les kornikaned : Ils vivent dans les bois et soufflent dans de grandes cornes musicales. Certains leur prêtent même des pouvoirs d'influence sur les conditions atmosphériques .Ils pourraient faire varier la foudre, le vent et la pluie. De petites tailles, ils sont amis des animaux des forêts.

Les poulpiquets : petits génies malins, qui hantent les marécages ; ils prennent un malin plaisir à effrayer les promeneurs, chasseurs ou cueilleurs de champignons ; ils sont en général plus inquiétants que réellement dangereux, mais les humains les craignent tout particulièrement.

Les korils : vivent dans le Morbihan, au lieu-dit la butte du chêne. Les nuits de pleine lune , on peut les voir danser sur la lande ; si vous vous égarez , vous serez assaillis par ces gnomes qui feront une ronde autour de vous en chantant sans cesse le même refrain : di lu , di meurz , di merc'her , di riaou , di gwener , di sadorn ( lundi , mardi , mercredi , jeudi , vendredi , samedi ) . Complétez alors le refrain par cette phrase : echu ar sizun gant ar sul (et la semaine s'achève par le dimanche). Ceci mettra fin à la ronde et ils vous couvriront d'or avant de disparaitre . Mais, car ceux qui ne sauront répondre jamais ne sortiront de la ronde . On les surnomme également "bugale an noz" , c'est à dire les enfants de la nuit ; lorsque la lune se lève , on peut les trouver au pied des croix des carrefours , effectuant des actes impies. Sur les falaises, les Korandons , à l’humeur maussade, se livrent aux mêmes agissements que les Korils , leurs proches cousins , des landes.

Les teuzs en basse Bretagne ou  les folliards en Morbihan sont très vieux, mais arrivent à prendre l'apparence d'un enfant de neuf mois ; grâce à ce stratagème ils capturent les bébés et prennent leur place dans les berceaux. La seule chance de les démasquer est de jeter neuf pommes dans l'eau bouillante. Si vous ne faites rien, vous les engraisserez jusqu'à ce qu’ils soient repus et décident de partir enfin !

 Les kérions : petits gnomes facétieux, très âgés et très riches grâce à leur travail d’alchimiste.  Les kérions sont très secrets et évitent tout contact avec les humains

Les tens sont les korrigans des marais.

Les courils sont de petits démons, danseurs et vicieux ; la nuit, mieux vaut les éviter, car ils vous feraient danser jusqu'à l’épuisement.

Les kerrighed : sont aussi des esprits diaboliques que l'on rencontre dans le Finistère 

Les sponthails sont des apparitions nocturnes qui tourmentent les humains ; ils sont attachés à un lieu, souvent une fontaine ou un pont. Ils peuvent prendre diverses apparences ; généralement, ils se contentent d'effrayer ou de jouer des tours mais ils ne tuent que très rarement …

Tan noz ou bolbiguéandets: esprits des récifs des côtes bretonnes, habitant les falaises. A l'instar des humains naufrageurs, les feux de nuit à l'aide de brasiers allumés sur les falaises ou de lanternes, attiraient les navires perdus dans la tourmente. Les bateaux venaient se fracasser sur les récifs meurtriers, ils le pillaient et égorgeaient les survivants. Certains lutins des côtes, désapprouvant leur comportement, leur firent la guerre et finirent par les exterminer. La mer et les rivages sont peuplés par de nombreuses tribus de Korrigans. "Il y en a dans presque tous les trous" affirment les vieux de la côte. Longtemps dans le Morbihan, on a attribué aux Bolbiguéandets, les plaintes entendues dans le tumulte du ressac. Il est vrai que ces derniers avaient la sinistre réputation de forcer les passants à embarquer dans un bateau noir empli de fantômes qui, lorsqu'il était chargé, levait l'ancre vers des îles inconnues. Ces bateaux chargés d'âmes maudites ne reparaissent plus au rivage, et que les pêcheurs sont condamnés à errer avec elles à travers les océans jusqu'au Jugement.

Les viltansons : ce sont des korrigans cyniques et exhibitionnistes qui guettent les jeunes filles à la tombée de la nuit. Ils ne sont pas dangereux, mais obscènes et lubriques ; si vous voulez les faire fuir, arrachez un bouquet de genêts de la lande et fouettez les vivement.

Les Diawlo Bihan Du, les petits démons noirs,
Les apparitions de ces esprits malfaisants sont souvent liées au fait des tempêtes qu'ils se plaisent à exciter afin de provoquer des naufrages. Des marins pêcheurs en auraient rencontré jusqu'en pleine mer.  Les rivages et les grottes maritimes deviennent, à la nuit tombée, le repère d'étranges et archaïques personnages. Cueilleurs chasseurs revêtus de goémon, ils glanent ça et là fortunes de mer et bigorneaux, ânonnant de sinistres invocations propres à déclencher la furie des éléments.

Les korrigans ont accumulé au fil des millénaires de colossales richesses, faux monnayeurs ou naufrageurs, ils alimentent par le fruit de leur labeur, d’inestimables magots  amoncelés. Pierres précieuses, bijoux, monnaies d'argent ou d'or, qu’ils aiment exhiber devant les hommes pour éprouver leur cupidité.


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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 08:51

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Avec la disparition de nombreuses industries et une décentralisation administrative insuffisante,  la vie économique de ce coin de Bretagne est fortement ébranlée.

Préserver les emplois, assurer aux enfants une bonne  éducation pour préparer leur l’avenir et entretenir un lien étroit avec les anciens pour qu’ils profitent de leurs vieux jours en toute quiétude et préserver l’histoire familiale... 

Sur fond de lutte sociale, deux frères se mobilisent pour défendre à la fois la menuiserie qui les emploie et l’équilibre familial fragilisé par la maladie, l’amour et la mort.

Leur attachement à leur Bretagne natale, la solidarité ouvrière, les liens affectifs profonds qui rapprochent les deux frères parviendront-ils à résister à ces tempêtes ?

 

http://www.edilivre.com/

Disponible également à la Coop Breizh (Lorient)

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 10:36

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En tempêtes successives, s’affrontent les éléments

Rien ne semble arrêter l’incroyable énergie

D’une mer déchainée qui s’acharne violemment

Affichant au grand jour sa réelle sauvagerie

 

Fini les flots bleus des rivages enchanteurs

 Les petits clapotis sur les plages caressées

Lasse des pollutions elle exprime sa fureur

Pour tant de détritus et d’engrais déversés

 

Face aux assauts constants la terre est impuissante

Profondément meurtrie par ces colères bruyantes

Porte le long de ses côtes de profondes salissures


Difficile d’arrêter ces mutuelles agressions

Totalement impuissante face à cette répression

La terre patiemment pansera ses blessures

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 10:20

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Enfant, tout nous semble promis. En voyant les adultes, on est impressionné par ce que font nos parents et en admiration face à tant d’exploits réalisés au quotidien dans le monde qui nous entoure. Notre désir est de grandir au plus vite pour entrer dans ce monde d’adulte qui paraît si attrayant. Déchiffrer le journal ou monter sur un vélo deviennent des épreuves à réaliser pour être admis dans le monde des grands.

Certains se voient pompiers, docteurs ou cosmonautes. On ne doute pas d’être capable de toutes les prouesses vues à la télévision, mais en se confrontant à la réalité, on découvre nos difficultés dans les activités, particulièrement sportives et artistiques à l’école ou extrascolaires. Sauter toujours plus haut, courir plus vite que les autres ou apprendre à jouer d’un instrument de musique, relèvent d’efforts insurmontables. L’évolution de nos progrès est si lente que notre détermination est vite émoussée.  C’est le désappointement et le découragement qu’il nous faut admettre et digérer. Encouragé par les parents, on se concentre sur les domaines qui semblent le mieux nous réussir. Chaque avancée est saluée par notre entourage mais la route semble bien longue avant d’atteindre les succès que l’on avait imaginés. Les plus doués d’entre nous trouvent leur épanouissement, d’autres finissent par capituler par désenchantement et la pression de leur entourage.   

Avec la compétition qui nous est imposée, les échecs successifs sont parfois cruels. Nos rêves ainsi confrontés à la réalité laissent place à une certaine désillusion.  

A l’adolescence,  on a déjà abandonné un bon nombre de nos ambitions et le doute s’installe dans notre vie, même dans les domaines pour lesquels on a quelques satisfactions, une crainte subsiste. Cette remise en question est difficile et nous pousse à l’isolement. En dehors de quelques uns qui soutenus fermement par leur entourage, se réalisent dans un domaine particulier, les hésitations nous envahissent parfois au point de nous inhiber totalement.

 Cette époque de notre vie est délicate et douloureuse. Avant de bien se connaitre et s’accepter tel qu’on est, le monde semble parsemé d’embuches. Face à l’image d’un ainé, parent ou ami, l’adolescent se construit par imitation de son modèle mais peut aussi prendre radicalement le contre-pied par une profonde aversion.

Petit à petit, on se concentre sur nos points forts en faisant au mieux pour être à la hauteur des attentes de notre famille. Des limites s’imposent à nous dont on sent bien qu’elles nous imposent de revoir à la baisse la plupart de nos ambitions.

Sur le plan intellectuel, les examens et les concours vont contribuer à fixer notre situation dans la société. Malgré un réel potentiel, certains sont déjà définitivement mis au banc de la société et pour eux le chemin sera encore plus difficile.

En participant à des épreuves sportives, la confrontation est aussi sans appel et nous fait prendre conscience de notre vrai niveau. Dans tous les cas la pression est très forte et certains peuvent lâcher prise.

En vieillissant on réalise l’étendue de nos imperfections. On transige, on s’adapte pour trouver notre place dans le monde du travail. On fait l’expérience des humiliations quotidiennes face à tous les pouvoirs auxquels ont est assujettis. En dehors du soutien de quelques amis, la société se révèle féroce, avec le plus souvent une absence totale de solidarité qui entraîne jalousies et rivalités à tous les niveaux.

Le couple est bien la sphère où l’on souhaite trouver un refuge d’entente mutuelle et de soutien indéfectible. L’alchimie entre les deux époux n’est possible qu’avec  partage, indulgence et compréhension. S’il existe une rivalité dans cette intimité, l’échec est assuré et les blessures sont lourdes de conséquences.

 On apprend à se connaitre, chaque jour un peu plus. Avec stupeur on s’aperçoit que l’on retrouve dans nos pensées et nos comportements, les mêmes défauts que ceux qui nous agaçaient tant chez nos parents. Cela nous incite à beaucoup plus de tolérance et de compréhension vis-à-vis de notre famille.

La leçon n’est pourtant pas suffisante pour éviter les travers de notre propre éducation pour construire une famille et élever des enfants. Le plus souvent, on ne peut s’empêcher de reproduire les mêmes erreurs, en laissant place aux non-dits en oubliant combien nous-mêmes avons pâtis de ce manque de communication. Par manque d’attention et excès de pudeur, on laisse passer les bonnes occasions en pensant que plus tard il sera toujours possible de réagir, alors qu’il n’en est rien.

 

L’âge aidant on assume nos manques plus facilement et on regarde la vie avec plus de lucidité. Si les frustrations sont bien digérées, il est même possible de trouver un certain confort de vie. Il est de toutes façons trop tard pour s’amender, le monde autour de nous continue de tourner sans qu’on prendre de l’emprise sur lui.

Alors qu’on était près à tout, on se découvre bon à rien.

Chacun s’accommode de ses remords comme de ses regrets, même si on exprime des excuses à tous ceux que l’on a pu décevoir, on ne peut qu’assumer les conséquences. On comprend un peu tard, qu’il est impossible de revenir en arrière et encore moins d’effacer toutes les plus mauvaises pages de notre vie. L’existence qui s’écrit au jour le jour n’est pas un brouillon dont on aura ensuite l’occasion de retranscrire au propre, toutes les tâches et les ratures apparaitront quoi qu’on y fasse.

Un moment de fragilité ou d’inattention peut avoir de lourdes conséquences. Même si on admet ne pas avoir toujours été à la hauteur de la situation, il s’avère impossible d’être pardonner. Chaque parole trop hâtivement prononcée, chaque prise de décision malencontreuse, sera profondément gravée. Nos faiblesses ne peuvent en aucune façon nous valoir de l’indulgence. Pour nos proches, l’amour ne peut exister sans preuves d’amour et toutes les bonnes intentions ne suffisent pas à combler les carences.  

A l’heure du bilan, il n’est nullement question de réussite sociale, de popularité ou même de fortune amassée. On ne fait pas obligatoirement preuve d’indulgence pour soi-même car nos défaillances s’imposent à nous avec trop d’évidence.

N’étant pas croyant, la notion de jugement dernier m’est totalement étrangère. Mais sans redouter une justice divine, je sais que la vie, elle-même, suffit à faire perdre leur superbe à tous ceux dont l’arrogance à fait perdre l’humilité nécessaire. Au regard de l’insignifiance de notre passage sur terre, une certaine modestie s’impose.

Obligé d’affronter notre profonde vérité en face, une seule chose importe, trouver une certaine dignité dans l’ensemble de cette existence chaotique. Aux yeux de notre famille et des quelques personnes qui nous sont proches et malgré les faiblesses de la nature humaine, a-t-on fait face correctement à nos responsabilités en toutes circonstances ?    

 

Personnellement, je ne réclame aucune indulgence et puis, comment être déçu d’un homme dont on n’attendait rien ?

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 07:52

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Une femme fine, délicate, s'est glissée dans ma vie.

Par sa douce patience, elle a su me conduire,

Sur les chemins d'un rêve où renaissent les envies.

Tant et tant à créer, aimer et découvrir !

 

Les parcours d'une vie ravagée de passion,

Seul un ciel ténébreux couvrait  ma destinée.

Je cherchais la lumière en pleine  confusion

Tous mes sens troublés me laissaient, aliéné 

 

Un bien-être admirable en moi a explosé,

Des mots de tendresse trop longtemps espérés,

Me paraissent aujourd'hui d'une douceur délectable

 

Envahit à  l'instant dans ses bras exorcistes,

Mon cœur enfin s'enrobe d'un bonheur réaliste,

Découvrant la puissance d'un amour incroyable.

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 06:10

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J’attire votre attention sur deux nouveaux albums photos que je viens d’ajouter

L’un est consacré aux « Vagues » regroupant les photos prises ces dernières semaines sur le littoral à quelques centaines de mètres de chez moi.

L’autre réunis des images d’ « Oiseaux marins » fréquentant les côtes de la Bretagne sud, exception faite pour deux photos de flamands roses prisent sur les étangs de la presqu’île de Giens la semaine dernière.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 06:38

 

En témoignage de la puissance des tempêtes, les vagues viennent régulièrement déposer des détritus de toutes sortes.

L’hiver, il n’est pas rare de trouver  échoués sur les plages ou fracassés contre les rochers des embarcations de toutes tailles. On se souvient de ce pétrolier (TK Bremen) posé sur le sable de la plage d’Erdeven l’an dernier. Le plus souvent il s’agit de barques de pêcheurs ou de petits voiliers de plaisance ayant brutalement rompus leurs amarres.  Parfois il est question d’un naufrage comme le mois dernier où quatre marins ont pu être secourus avant que leur bateau ne soit brisé en deux parties.

On peut également trouver les carcasses de quelques animaux  marins : Lièvres de mer, différents oiseaux marins, baleines ou dauphins, plus rarement  sur ces côtes bretonnes, un requin comme en septembre dernier.

 La région où j’habite n’a pas de tradition de naufrageurs mais il peut arriver que quelques cagots de passage nous laissent quelques échantillons de leurs marchandises.  Trop souvent malheureusement de nombreux détritus en plastique flottent jusqu’au rivage.

Témoins de l’activité maritime, il n’est rare de rencontrer du matériel de marine : flotteurs, bouées, cordages et filets de pêche. Avec le bois flotté, tout ce matériel peut finir en décoration dans une crêperie locale.

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Ma dernière découverte est plus étonnante puisqu’il  n’est pas fréquent de trouver tant de pouces-pieds sur un bloc de béton. Envahit pas ces crustacés, il a été arraché des fonds marins par la force des vagues pour venir s’échouer sur la plage.

Ce crustacé a fait l’objet d’une pêche intensive qui a conduit à un fort déclin de ses populations dans plusieurs régions. La faible productivité de l'espèce est liée à une croissance lente et des exigences d'implantation particulière. En effet, il ne se développe que dans des zones rocheuses battues par les vagues en permanence. Sa pêche assez dangereuse puisqu’il est nécessaire de s’encorder pour descendre le long de rochers difficiles d’accès. Elle se pratique au marteau et burin ou autres racloirs mais est aujourd’hui strictement surveillée. Son prix est très élevé et sa commercialisation est limitée localement et la quasi-totalité est exportée au Portugal et en Espagne où les populations côtières en sont très friandes.  Pour lui conserver ses qualités gustatives et  garantir sa fraicheur, ce crustacé doit être présenté en grappes encore fixés à des fragments de roche.  

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La bestiole se consomme après cuisson dans un bain d’algues. La dégustation demande une certaine dextérité, il faut saisir le bec d'une main, la gaine de l'autre, et effectuer une petite torsion, tout en extrayant la chair, tout en prenant garde aux éclaboussures de l'eau chaude. Il est recommandé de porter un bavoir pour se protéger des projections.

Un pur plaisir, leur goût est sauvage et très marin, très iodé.

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