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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 00:00

080604cal-tabarly-2-.jpg4 – Palmarès et innovations techniques de Tabarly

Palmarès

Transat anglaise en solitaire (OSTAR) : 1964 avec Pen Duick II

Morgan Cup : 1967 (Pen Duick III)

Gotland Race : 1967 (Pen Duick III)

Channel Race : 1967 (Pen Duick III)

Fasnet : 1967 (Pen Duick III) et 1997 (Aquitaine Innovation)

Plymouth-La Rochelle : 1967 (Pen Duick III)

Sydney-Hobart: 1967 (Pen Duick III)

Transpac San Francisco-Tokyo (Transpacifique) : 1969 (Pen Duick V)

Falmouth-Gibraltar: 1971 (Pen Duick III)

Los-Angeles-Tahiti : 1972 (Pen Duick III)

Première étape de la Whibread "Le Cap-Sydney" : 1973 (Pen Duick VI)

Bermudes-Angleterre : 1974 (Pen Duick VI)

Triangle Atlantique : 1975 (Pen Duick VI)

Transat anglaise en solitaire (Portsmouth-Newport) : en 1976 avec Pen Duick VI.

Record de la traversée de l’atlantique nord à la voile d'Ouest en Est (New York-Cap Lizard), en battant le record de la goélette Charlie Barr en 1905 : En 1980  en 10 jours 5 heures 14 minutes 20 secondes sur Paul Ricard

Transat Jacques Vabre (Le Havre-Carthagène) avec Yves Parlier : 1997 (Aquitaine Innovation)

Transat en double Lorient-les Bermudes-Lorient : 1979 deuxième avec Marc Pajot sur Paul Ricard

Transat en équipage Lorient-Saint-Pierre-et-Miquelon-Lorient : 1987  deuxième sur Côte d'Or

Transat anglaise : 1984 - troisième sur Paul Ricard

 

 

L'influence de la vie de Tabarly

Éric Tabarly marqua plusieurs générations de navigateurs et de coureurs hauturiers. En effet, il a véritablement créé une « école française » de la course au large, en prenant à son bord et formant de nombreux équipiers qui s'illustreront par la suite

hydoptere-1-.jpgHydroptère expérimental Un prototype expérimental a été réalisé en 1976 pour Éric Tabarly à partir d'une coque de Tornado de 6 m de long munie de foils, pour tester le concept Hydroptère de sustentation totale du voilier par des foils. Cette configuration ne pourra pas être retenue pour le projet Pen Duick VII qui deviendra le Paul Ricard, mais sera reprise plus tard par pour l’Hydroptère d’Alain Thébault  qui détient le record du monde de vitesse à la voile (51,36 noeuds, près de 100 km/h).

 

tabarly-disparition_381-2-.jpgPaul Ricard (1979) : en 1975, Éric Tabarly, accompagné par une équipe d'architectes navals et une équipe de la société Dassault, conçoit un trimaran équipé de foils. En 1979, Paul Ricard qui accepte de financer le projet. Ce trimaran de 16,50 mètres en aluminium Avec ce bateau, Éric Tabarly bat en 1980 le record de traversée de l'Atlantique Nord détenu depuis 1905 par la goélette Atlantic de Charlie Barr, ouvrant ainsi la course aux records de traversées effectuées par les multicoques.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:52

3 - Les autres Pen Duick

Pen-duick-II.jpgPen Duick II(1964, 13,60 m): Le plan de voilure de ce grand ketch est suffisamment équilibré pour pouvoir être manoeuvré par un homme seul. C'est la première fois qu'un navigateur fait dessiner et construire un voilier spécifique à la Transat en solitaire.

Éric Tabarly remporte la Transat anglaise de 1964 en 27 jours devant F. Chichester, le vainqueur de l’édition précédente.

Un plan de G. Costantini construit dans son chantier à Saint-Philibert Pen Duick II a permis à Éric Tabarly d’accumuler une grande expérience en tout juste deux ans et servira de base à l’élaboration de Pen Duick III.

pen-duick-III.jpgPen Duick III(1966, 17,45 m): Coque en aluminium, quille à bulbe (pour baisser le centre de gravité), gréement de goélette, c'est le plus titré de la dynastie des Pen Duick. Conçu pour courir la transat en solitaire de 1968 mais aussi pour les courses en équipage. Dessiné par Eric Tabarly et construit au Chantier la Perrière à Lorient. L’année de son lancement, en 1967, il est fait champion du RORC en gagnant toutes les courses auxquelles il participe. C’est aussi le début du sponsoring pour clore le budget de construction. Depuis lors, il continue de courir sur toutes les mers du globe en équipage ou en solitaire, de la Transat au Vendée Globe en passant, la Route du Rhum et Lorient Les Bermudes Lorient. Il participe en 1977/1978 à la Whitbred (course autour du monde en équipage) sous le nom de Gauloise avec Eric Loizeau comme skipper. Il était, alors, gréé en ketch (le mât arrière plus court)

 

Pen-Duick-III-25.jpgPen Duick IV: (1968)  trimaran , premier des multicoques de corsede course, dessiné par André Allègre, en aluminium de 20,80 mètres, gréé en ketch, Construit, au chantier la Perrière à Lorient  il possède de nombreuses innovations : des mâts ailes pivotants avec des grands-voiles entièrement lattées, des bras de liaison en tubes d’alu reliant des flotteurs symétriques à la coque centrale

Ce voilier fut vendu en 1970 à  Alain Colas, qui le rebaptisa Manureva. C'est avec ce bateau que Colas a gagné la transat 1972. Il disparaît pendant la 1ère Route du Rhum avec Alain Colas le 16 novembre 1978.

 

penduick-V.jpgPen Duick V  (1969) : C'est un sloop de 10,60 mètres le premier voilier de course à ballasts dessiné par Michel Bigoin et Daniel Duvergie, avec la forte implication d'Eric tabarly, pour le concept des ballasts et le dessin des appendices, aux lignes de carène tendues, large et léger, peu lesté mais équipé de ballasts pour augmenter la stabilité.

Un prototype conçu spécialement pour la course en solitaire de 1969 : la Transpacifique de San-Francisco à Tokyo.Avec ses formes planantes, sa quille étroite, son petit bulb et ses ballasts, ce bateau préfigure les 60 pieds du Vendée Globe Challenge.

Pen-Duicik-VI.jpgPen Duick VI  (1973) : ketch de 22,25 mètres en aluminium, conçu par l'architecte André Mauric, équipé d'un lest de quille en uranium appauvri, remplacé par la suite par un lest en plomb et caractérisé par une queue de malet sur le tableau arrière (petit bout dehors) pour fixer le patatras (câble retenant le mat vers l'arrière). Pen Duick VI gagna plusieurs records de traversée lors de ses différentes courses, démontrant de très bonnes qualités marines et de vitesse. Conçu spécialement pour la première course autour du monde, la Whitbread de 1973-1974.

Pen Duick VI est construit en un temps record par l’Arsenal de Brest pour être présent sur la ligne de départ. En 1974, Les Bermudes – Plymouth est la première des nombreuses courses que le ketch gagnera, comme en 1976, le Triangle Atlantique et la Transat en solitaire en juin. Cette course est sans aucun doute, la plus dure qu’Éric Tabarly ait jamais courue en affrontant cinq tempêtes consécutives à bord d’un voilier conçu pour 14 équipiers sans pilote automatique (tombé en panne quatre jours après le départ). Au XXIe siècle, Pen Duick VI continue de parcourir toutes les mers du monde en école de voile, Islande, Groenland, Antilles, Patagonie, Antarctique

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 06:21

P1704_080613-1-.jpg2- Eric Tabarly et ses travaux sur le Pen Duick

Éric Tabarly est né le 24 juillet 1931 à Nantes

En 1952 , il s'engage dans la Marine Nationale. Il est admis à comme pilote dans l'aéronautique navale puis en 1958, à l'École des Élèves Officiers de Marine (EOM), dont la scolarité se confond avec celle de l'Ecole navale et où il se distingue entre autres par ses capacités sportives.

 Après sa sortie de l'École d'Application des enseignes de vaisseau à bord du croiseur-école Jeanne d’Arc,il embarque à Cherbourg en juin 1961 comme officier en second

Souhaitant participer à la OSTAR Transat Anglaise en solitaire sponsorisée par le journal l'Observer ( Observer Single-handed Trans-Atlantic Race) de 1964, il est mis, sur sa demande, en détachement spécial par la Marine nationale, ce qui lui permet de naviguer librement tout en restant officier d'active. Avec l'aide des architectes Gilles et Marc Costantini, il conçoit spécialement le Pen Duick II, Ketch de 13,60 mètres, avec lequel il remportera la course en franchissant le premier la ligne d'arrivée à Newport le 18 juin 1964 à 10 h 45, en particulier devant Francis Chichester le grand favori. À la suite de cet exploit, il conteste la suprématie anglaise et fait redécouvrir la course au large à la France

Pendant ce temps, faute de pouvoir payer les travaux sur Pen Duick, son père le met en vente. Comme il ne trouvait pas d'acheteur, Éric persuade son père de le lui donner.

Pen duickAlors qu'Éric est à l'Ecole navale de Brest, il s'entraîne à bord pour participer à des régates en Angleterre en 1960-1962. Le bateau termine ses rénovations au chantier Raymond Labbé en 1983 à Saint-Malo

Ce n’est que quelques années plus tard, quand Éric peut s'occuper de son bateau, il constate que la coque de son voilier est pourrie. Ne pouvant financer les travaux par un chantier, Éric décide de sauver lui même son bateau : il refait une coque neuve en appliquant des couches successives de tissus de verre et de résine polyester sur l'ancienne coque utilisée comme un moule mâle. La construction en polyester était à ses débuts, jamais on n'avait construit de voilier aussi grand et lourd. C'était la plus grande coque de ce type à cette époque.

 

En 1984, Éric Tabarly épouse Jacqueline ; ils ont eu une fille, Marie Tabarly, née en Aout 1984.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 10:29

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 1 -Construction William Fife et achat par Eric Tabarly

La saga des Pen Duick commence en Ecosse dans le petit village de Fairlie dans l’estuaire de la Clyde  en 1898 par la conception d’un voilier de 15m10  par l’architecte naval William Fife, troisième du nom.

William Fife III (1857-1944),  faisait partie de la troisième génération d'une famille d'architectes navals et de constructeurs écossais. Établi dans un chantier sur la plage du village, Fife commença la construction de yachts  et surpassa vite les réalisations de son père et son grand-père jusqu'à devenir l'un des principaux architectes navals du moment.

Après le succès de son bateau Dragon (1888), Fife adopte un dragon stylisé comme emblème ; les bateaux sortant de Fairlie deviennent ensuite reconnaissables à ce logo.

Le chantier Fife acquiert également une réputation pour la qualité extrême de la construction de ses bateaux. On reconnaît actuellement qu'il y a un peu moins de 100 bateaux Fife encore en existence dont 50 environ naviguent toujours.

 Parmi les plus grands, on trouve Altair (1931), Belle Aventure (1929), Cambria (1928), Halloween (1926), The Lady Anne (1912), Moonbeam III (1903), Moonbeam IV (1920), Mariquita (1911) et Tuiga (1909) qui courent encore les régates  européennes

Fife conçoit deux voiliers pour la Coupe de l’América commandés par le magnat du thé Thomas Lipton, qui courut la Coupe cinq fois.

Il meurt en 1944, sans s'être marié et sans héritier ; Le chantier continua sous la direction de son neveu mais n'atteignit jamais la renommée de son oncle.

2012-12-16_205540.jpgDragon emblème de Wiliam Five

 

« Yum » est un cotre aurique de 17m60 hors tout (Coque de 15m10), conçut par William Fife, il sera construit au chantier Gridiron and Workers Carrigaloe, près de Cork en Irlande pour, son premier propriétaire Adolphus Fowler . Guy Tabarly, le père d’Eric, l’achète en 1938 à la famille Lebec de Nantes.  , et devient son quatorzième propriétaire

En breton Pen Duick signifie "Mésange à tête noire". (Pen = Tête, Du = noir, Ick est la contraction signifiant petit)

Éric Tabarly découvre la voile à l'âge de trois ans à bord d' « Annie », le bateau familial.

A la demande d’Eric Son père qui cherche à vendre  Pen Duick  à cause de travaux trop onéreux à réaliser lui cède  en 1952.

Eric est âgé de 21 ans et c'est à son bord qu'Éric a appris à naviguer

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 11:34

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Depuis très longtemps nous échangions quotidiennement des mots de poésie et d'amitié, aujourd'hui j'aprends sa mort accidentelle et cette perte me bouleverse.

Comme souvent avec ces relations virtuelles, je ne savais rien d'elle. Je découvre aujourd'hui qu'elle avait 41ans et qu'elle était mère de trois enfants. Je présente mes sincères condoléances à son mari et à sa famille.

 

Au travers de ces écrits, je garderai d'elle une douce image sensible et humaniste

 

 

Si vous n'avez jamais eu l'occasion de lire ces poèmes je vous invite à lui rendre une visite   Line

 

http://lesouriredeline.over-blog.com/25-index.html

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:49

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Pour visiter une région ou un pays que l’on ne connait pas, il faut se familiariser avec quelques pratiques locales.

Comme cela peut certainement vous arriver aussi hors de la Bretagne, en vous disant bonjour on vous dira également « Alors comment qu’s’est ? » vous pouvez répondre mais en réalité c’est plus une formule de politesse qu’une réelle question. Si vous venez pour la première fois en Bretagne on pourra ajouter « Degemer mad » qui signifie bienvenue. En sortant d’un lieu public, on appréciera de vous entendre dire « Kénavo » et si vous ajoutez « ar wech-all » c’est-à-dire à bientôt, vous ravirez vos hôtes.

Il vous faut également connaitre quelques notions du  vocabulaire local.

Une confusion que je ne m’explique pas existe entre l’action d’envoyer et celle d’amener ou d’apporter. On entend donc très souvent « Je t’ai amené un mail hier soir »  Ou en arrivant chez des amis «Tiens,  je t’ai envoyé une bonne bouteille » 

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Certains adverbes reviennent souvent dans les propos des bretons. C’est ainsi qu’ils placent facilement « Toujours » « tout de même «  ou « quand même » assez souvent dans les conversations. Forme de ponctuation ou d’accentuation du propos ?  Voici quelques exemples « Ne m’attends pas, vas-y toujours » « tu reprendras bien une autre part toujours ».  « Enfin quand même, tu ne vas pas sortir comme ça tout de même». « 

A la papeterie si vous souhaitez acheter un crayon de bois ou crayon à papier demandez plutôt  un crayon gris.  En sortant du cinéma on peut parfaitement vous demander « Tu as eu du goût à ton film »? Même si vous n’êtes pas allé voir la grande bouffe. Et si on vous voit glandouiller on vous demandera « Qu'est-ce tu bouines » ?

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En arrivant dans une famille bretonne  on vous proposera aussitôt « Tu veux un jus ? je n’ai que du réchauffé ça te va, sinon je peux faire du frais » par politesse vous accepterez, d’ailleurs la cafetière est toujours sur le coin du feu. Ce qui a valu aux Croisillons (habitant de lîle de Groix) d’être appelés les grecs, non qu’ils aient une origine hellénique mais parce qu’ils boivent beaucoup de café et qu’une cafetière, en breton, ça se dit greg. D'où ce surnom de grecs.

Au commerçant à qui vous donner en payement toutes les pièces jaunes dont vous souhaitez vous débarrassez, vous pouvez dire « Excusez moi je n’ai que de la bigaille, » et pour emballez vos provisions vous pouvez aussi lui demander un pochon (sac plastique ou sac en papier)

Si vous parlez de quelqu’un qui a un problème d’alcool  vous direz « Quel poch ! » mais si c’est un gourmand et gros mangeur vous direz « C’est une vraie Gouelle !»  Expression qui vient directement du goéland dont chacun sait qu’il est très vorace.

Plutôt une personne âgée qui n’a pas vu vos enfants depuis longtemps, vous dira « Il est rendu où suissi ? Oula ma  doué, tu es rendu grand tout de même » (Doué signifiant Dieu)

Tiré directement du breton, à propos d’un casse-pied, vous pouvez dire « Mais quel Torr-penn ! »

« Dame oui » c'est une expression qui vient du pays gallo c’est-à-dire en haute Bretagne. Ça signifie "bah oui ! C’est évident !" en quelque sorte qui renforce une affirmation ou une négation. Peut également exprimer la surprise « Dame, qu’est ce que vous me demandez là » ? ou  également traduire une certaine impuissance « Dame ! Qu’est ce qu’on y peut »

Victor Hugo s’en  était servit à deux reprises dans les Misérables en 1862

– Ah, dame ! Monsieur le maire, l'affaire est mauvaise.

– Mais il ne sera plus temps ! Vous ne voyez donc pas que la charrette s'enfonce ? – Dame ! 

Ne vous offusquez pas si vous entendez  jurez en Breton « Gast »  qui signifie putain ou  « Gast ar c'hast » un cran au dessus que l’on peut traduire par putain de putain

En plus de tout cela  le Breton bretonnant emploie aussi beaucoup d'expressions qui ne sont pas forcément compréhensibles pour le non-brezhoneg (brezhoneg signifiant breton en langue bretonne)

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Avant de venir en Bretagne posez-vous tout de même quelques questions simples :

 Savez-vous que « Gwenn ha du » signifie Blanc et noir mais c’est surtout le nom du drapeau Breton ?

Serez vous offusquez  si on ne vous sert que du beurre salé ?

 Préférez-vous plutôt un Breizh-cola que le cola venant des US ?

 Êtes-vous parfaitement au courant des heures de marées et de leurs coefficients ?

 Savez-vous ce qu’est un Korrigan et où se situe la forêt de Brocéliande ?

Acceptez-vous de vous nourrir de galettes saucisses et de terminer vos repas par un Kouign amann ?

Savez-vous faire la différence entre la mouette et le goéland ?

Savez vous que baragouiner vient du Breton bara (« pain ») et gwin (« vin ») ?

 Distinguez-vous la différence entre un biniou et une bombarde ?

Avez-vous compris que vous pourrez sillonner le Bretagne en tous sens sans jamais payer un seul péage d’autoroute et que vous devez tout cela à un traité qui date de 1532 ?

Serez-vous capable de vous baigner dans une eau à 17 degrés en disant aux autres qu'elle est bonne ?

 Savez-vous que vous ne devez pas vous promenez sur la digue les jours de tempêtes ? …

  Hermine

… Après cela vous pouvez venir en Bretagne sans aucun souci.

 

Une dernière recommandation.

Pour alimenter la conversation, ne demandez pas à un Breton si la Loire atlantique fait bien partie de la Bretagne, car si on vous répondra « Oui bien sûr » dans la majorité des cas, vous pouvez aussi tomber sur un Quimpérois pour qui la vraie Bretagne se résume  uniquement au Finistère. De la même façon, ne questionner pas ce même Breton à propos du Mont Saint Michel, car il vous répondra qu’il est bien en Normandie du point de vue administratif mais que son passé celte le fait Breton pout toujours et que bientôt la destruction de la digue permettra au Couesnon de retrouver son cours naturel ce qui ramènera le Mont en Bretagne.

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 08:14

Comme chaque hiver la cote Bretonne reçoit la visite d'oiseaux migrateurs.

Voici les photos prisent hier sous un grand ciel bleu (Cliquer pour agrandir)

 

Photos--publies-4-2677.JPG bécasseau Sanderling

 

Photos--publies-4 3017 Oie bernache cravant

 

Photos--publies-4-3086---Copie.JPG bécasseau Sanderling

 

Photos--publies-4-3095.JPGbécasseau Sanderling

 

Photos--publies-4-3112---Copie--2-.JPGbécasseau Sanderling

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 08:22

 

Qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération « pour la démocratie au Mali » ?

Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence démocratique ?

S’agit de "sécuriser la région" ?

En réalité, il s’agit de sécuriser l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali par une ligne fictive sur les cartes géographiques.

Or, bauxite, uranium et bientôt le pétrole … alors pourquoi L’indice de développement humain(IDH) positionne-t-il  le Mali en 173eme place sur 177 ?

Pour soutenir le Mali également confronté au problème de la dette, les organisations internationales (Banque mondiale, FMI) ont poussé l’état malien à adopter des politiques « d’ajustement structurel » avec la privatisation de certains secteurs de l’économie. Ces gens là ne devraient pas se plaindre

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Sans doute fallait-il sauver les populations d’un massacre…

Après l’intervention en Lybie, ne pouvait-on pas prévoir que les 3000 à 3500 activistes iraient porter plus loin la terreur ?

 Fallait-il également sauvegarder les débouchés du commerce des armes ? La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont régulièrement classés troisième, quatrième ou cinquième exportateurs mondiaux d'armes classiques

Pourquoi les populations exterminées en Syrie n’ont-elles pas droit à ce même soutien ?  

Quelques bribes de réponses avec Michel Collon journaliste et essayiste belge fondateur du collectif indépendant Investig'Action

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=H_3g0V07A3U

 

D'autres informations intéressantes au delà du seul Mali

 

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=8j6O_lMao_8

 

 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 07:32

Photos--publies-4-0001.JPGChapelle Saint Michel

 

Len-ar-Youdig (Le chien noir de Len-ar-Youdig) est une légende aux versions multiples reprise entre autres par Anatole Le Braz  et François Abgrall

Les âmes des personnes n'étant pas allées directement au ciel doivent passer dans le corps d'un chien noir,  condamnées à errer ainsi éternellement jusqu'à ce que le prêtre du village, accompagné du vieux recteur de saint-Rivoal, n’emprisonnent les démons dans le corps de chiens noirs et n'aillent nu-pieds dans le marais où les deux exorcistes, n’aillent jeter la bête hurlante dans le trou du Youdic, considéré dans la tradition bretonne comme la porte des enfers.  

Le Yeun Elez est une large dépression située au cœur des Monts d’Arrée, en Bretagne. Ancienne zone de marécage,  qui alimentait les légendes et fournissait une source de revenus non négligeable avec la tourbe.

Le Yeun Elez est depuis les années 1930 largement occupé par le lac artificiel de Saint Michel, créé pour alimenter une centrale électrique à énergie thermique au gaz, des Monts d’Arrée. Zone naturelle classée, mais où le tourisme est encore peu développé.

Les  croyances ont probablement trouvé corps grâce aux phénomènes naturels constatés par les Anciens: feu follet, feux de tourbe « spontanés » provoqués en fait par la foudre qui mettait le feu à la végétation recouvrant la tourbe durant plusieurs mois et que seul un épisode pluvieux important parvenait à éteindre . En 1917 par exemple, une énorme étendue du marais fut la proie des flammes, ou plus récemment en 1968.

Les ornithologues soupçonnent que les légendes concernant les hurlements sortant des « Portes de l’enfer », situées dans le Yeun Elez, s’expliqueraient par la présence à l’époque de butors. Cet oiseau de la famille des hérons à un chant particulièrement sonore de corne de brume à l’époque de la reproduction et sa présence est attesté dans le Finistère au XIXeme siècle.

Photos--publies-4-9930.JPGCe sombre marécage désolant et inquiétant alimente les nombreuses autres légendes concernent le Yeun Elez et les montagnes qui l'entourent. Le célèbre conteur Patrick Ewen qui réside non loin de là, est toujours ravi de vous raconter ce pays magique.

Selon la tradition, l'Ankou, faucheur de vies y rôde,  et la plupart des vieilles personnes de la région étaient encore récemment terrorisées lorsqu'elles entendaient le grincement caractéristique des roues de sa charrette et le bruit de chaînes annonciateur d'un décès imminent dans une maison du voisinage.

Dès la fin du XIXe siècle, Anatole Le Braz avait collecté des récits légendaires, en voici un exemple puisé dans un livre de cet auteur:

« Youdic (petite bouillie) est une de ces appellations qui rendent à merveille la chose qu’elles désignent. A mesure que nous approchons de ce point du marais, le terrain se fait de moins en moins solide sous nos pieds. Les couches du détritus végétal sont, dans cette partie, encore tout imprégnées d’eau ; nous y enfonçons parfois jusqu’à mi-jambe. Après bien des tours et des détours, nous arrivons au cœur du Yeun. ; Là s’étale une flaque verdâtre, d’un abord dangereux et de mine traîtresse. C’est la porte des ténèbres, le vestibule sinistre, le trou béant où l’on précipite les « conjurés ». Dès qu’on les y a lancés, il faut se coucher à plat ventre sur le sol et se boucher fortement les oreilles. Car un tremblement formidable secoue aussitôt les entrailles du Marais et d’horribles clameurs déchirent les airs. On attend, avant de se remettre en route, que le « sabbat » ait pris fin. Puis on se sauve au plus vite, en se donnant bien garde de tourner la tête pour regarder derrière soi. Malheur à qui enfreindrait cette règle. Des bras invisibles s’attacheraient à lui et l’attireraient dans les profondeurs invisibles.

De même, si en traversant le Yeun, vous voyez « bouillir » l’eau du Youdic, hâtez-vous de fuir, sans chercher ce que cela peut être. Les imprudents qui se sont laissé aller à un mouvement de curiosité en ont été cruellement punis ; on n’a plus entendu parler d’eux. Il n’est pas rare que le silence de la nuit soit troublé par des abois furieux, comme des chiens qui s’entre-déchirent. C’est la meute des conjurés qui « fait des siennes ».

 Mais alors, au-dessus de la Chapelle Saint Michel qui couronne le mont, une lumière subite resplendit, et l’on voit apparaître dans cette auréole la forme gigantesque de l’Archange exterminateur. Il abaisse son glaive vers le Yeun, et tout rentre dans l’ordre.  La profondeur du Youdig atteignait deux mètres et demi et plus d'un animal égaré ou même d'un berger y a disparu enlisé

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 07:43

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Empreinte d’une absence

Le manque n’a rien d’un vide

Mais une réminiscence

Douloureuse et perfide

 

Attente sans lendemain  

Annihilant tout espoir   

De croiser en chemin

Les traces de la mémoire

 

Existence Ambigüe 

De toujours espérer

Et de garder aux nues

Des êtres adorés

 

Meurtri jusqu’au matin

Les ténèbres m’accablent        

Inculpant mon destin

De fautes inexcusables

 

L’amour donne et reprend

Chagrins et bonheurs  

Censeur indifférent

Aux appels du cœur

 

Cette privation me hante             

Envahit tout mon être

D’une douleur constante

Que je ne veux admettre

 

Assailli de mensonges

De propos tyranniques

Les angoisses me rongent 

Dans ce marasme inique

 

Mon âme se dessèche

Infestée d’obsessions   

Puisque la vie empêche

La moindre compassion

 

Tragique conjoncture

Où je souhaite la mort

Apaisant ma blessure

En délivrant mon sort

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