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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 05:36

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On peut se questionner sur l’opportunité d’emporter un livre qui s’intitule « Pluies de saison » pour passer quelques jours sur l’île d’Ouessant. Après des mois de pluie et de froidure, après plusieurs semaines sans que le printemps daigne s’imposer enfin avec quelques rayons de soleil et ses premières floraisons

 Certains répondront qu’il s’agissait d’une faute d’inattention alors que autres parleront d’une pure insouciance. Quoi qu’il en soit après les longues promenades sous les bourrasques de vent, le long des côtes rocheuses de l’extrême ouest, je me retrouvais chaque soir à la veillée au coin du feu, avec quelques contes et nouvelles écrites par mon ami, Jean Pierre Tondini, plus connu par certains sous le pseudonyme de Jonas.

Avec lui, le temps d’un  «Conte d’été » j’ai passé des vacances imaginaires dans un château médiéval. J’ai suivi avec « Monsieur Pipp » une représentation théâtrale bien étrange  

Pour ne pas déflorer la chute d’une seule de ces belles histoires, je ne vous raconterai rien des « Trois légataires », de « La passante » ou de ce « Vingt quatre décembre ».

Si sur mes recommandations, vous voulez découvrir aussi quelques unes de ces expressions fameuses qui  éclairent ces récits savoureux:

« Ses lèvres se tordaient à tracer un sourire que son foie teintait de jaune »  …   « La mouche s’étale, foudroyée, dans la crasse du sol » …    « Le billet passe de main-donneuse en main-captive» …   « Ses yeux pourris par l’opium semblaient avoir disparus au fond des orbites» …   «Arthur déteste le superflue et le désordre désordonné » …

Comme moi vous lui accorderez un indéniable sens théâtral et une aisance à jouer avec les mots, dans des textes où une authentique humanité est toujours présente.

Salut l'artise

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 06:39

531919_494221210639029_440394595_n-1-.jpgDepuis la révélation de l’affaire Cahuzac, Monsieur Copé nous explique que l’honnêteté à changer de camps.Pourtant Les fraudeurs du fisc français peuvent compter sur des soutiens chez les députés… de droite.

Le texte, déposé cinq jours avant que Jérôme Cahuzac passe aux aveux, le 2 avril, est d’une rare mansuétude.

Le principe était de  créer une « taxe forfaitaire » de 5 % sur les capitaux rapatriés, accompagnée d’une « franchise d’impôt pour les capitaux rapatriés investis dans la création ou la reprise d’entreprises françaises ». 5%, c’est-à-dire moins que la plus faible tranche d’imposition sur le revenu ! …
La proposition, nous dit Monsieur Ciniéri, ne cautionne en « aucun cas des pratiques douteuses, mais cherche au contraire à relancer la croissance en France ».  
L’idée n’est pas nouvelle. Fin 2008, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer avait déjà proposé une telle mesure.
L’amnistie aboutirait à « aider ceux qui ont quitté le navire en s'en mettant dans les poches », avait déclaré Martin Hirsch, ancien Haut commissaire aux solidarités actives dans le gouvernement Fillon.

Autre prérogative douteuse des parlementaires : A quand la suppression de la "réserve parlementaire", ces enveloppes que les députés et les sénateurs distribuent, selon leur bon vouloir sans aucune transparence, aux associations et aux projets d'aménagements ? La réserve parlementaire s'élève à 150 millions d'euros par an.

 

 

Au-delà du fonctionnement parfois ténébreux de ces mandats électifs, qu’en est-il de la démocratie ? 

Quand Monsieur Balkany pris la main dans le sac à détourner des biens publics dans sa commune de Levallois, est réélus par les habitants comme si de rien n’était, je pense que les électeurs se montrent parfois totalement irresponsables. Mais que dire de la communauté politique gauche et droite réunies quand elle signe le traité de Lisbonne que la population à rejetée clairement par référendum ?

Noam Chomsky dans « La fabrication du consentement » en 2008 avance que dans une société démocratique, la ligne politique défendue n'est jamais énoncée mais seulement sous-entendue. Ainsi, les débats et les dissensions nécessaires pour soutenir que la liberté règne[], se situent uniquement dans le cadre d'un «consensus largement internalisé ».

En somme la classe politique seule sait ce que dont nous rêvons et ce dont nous avons besoin. La démocratie est sauve alors que tout est fait pour louer la pensée unique dans les médias grâce à des « experts » qui nous font la leçon sur un ton supérieur sans laisser place à la contradiction.

Au final, la « gauche » est élue sur un programme socio-démocrate qui refuse de dire son nom et faisait pire encore que les néolibéraux pur jus.

Je ne crie pas gauche-droite tous pourris, mais il est urgent qu’on entende énoncer de vraies idées de gauche.

Avec une nouvelle constitution écrite par une assemblée constituante élue, nous pourrions sans doute enfin décider ...

-Que politique ne soit pas un métier,

-Qu’au-delà du deuxième mandat ils doivent revenir dans la société civile, -Qu’après deux échecs devant les électeurs ils doivent renoncer à cet honneur de défendre le bien public,

 -Qu’il faut sans doute que seule une femme puisse succéder à un homme et vis et versa,

-Que toutes les grandes décision locales ou nationales doivent être entérinées par les électeurs…  

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 06:35

exigez-le-meilleur.jpgLes indemnités peuvent cumulées de 8 100 euros, sans compter les frais divers. Un maire d'une ville de 30 000 habitants gagne 3 350 euros. Un président d'une communauté d'agglomération gagne 4 000 euros par mois. Le salaire d'un député est de 5 126 euros. Celui d'un ministre est de 13 471 euros. A chaque fois, il y a des indemnités censées couvrir les frais liés à la fonction. Les députés perçoivent une indemnité de frais de mandat de 6 223 euros. Et un élu local peut se verser une indemnité de frais d'emploi de 949 euros.
Quand un responsable politique cumule les mandats, il cumule les salaires et les indemnités. Un député-maire, président d'une communauté d'agglomération pourra ainsi cumuler son salaire de député (5 123 euros), de maire (environ 4000 euros) et de président de communauté d'agglomération (un peu plus de 3 000 euros), tout en touchant des indemnités de frais de mandat et de frais d'emploi. En d'autres termes, un cumulard peut cumuler plus de 14 000 euros par mois en salaire, sans compter plus de 6000 euros de frais divers.

La loi de 1992 fixe donc une limite dans le cumul de salaires. En théorie, un responsable politique ne peut cumuler plus de 8 100 euros de salaires. Sauf que la loi de 1992 a prévu un dispositif bien curieux : si un homme politique dépasse le plafond de 8 100 euros, il peut désigner un de ses collègues pour lui reverser le trop plein perçu. C'est le principe du "reversement" : un élu local peut verser le surplus de ses indemnités à un autre élu local de son choix. La loi de 1992 n'est donc pas destinée à faire des économies à l'Etat, mais à mieux répartir la richesse entre élus.
Par conséquent, un député-maire qui cumule plus de 14 000 euros de revenus par mois, peut désigner un autre élu pour que celui-ci perçoive les 6 000 euros de surplus. Entre amis rien ne se perd.

Pour travailler l'équivalent de trois temps plein par semaine et assumer la charge de travail, il suffit de déléguer.
Comme les responsables politiques cumulent, ils ne peuvent assumer l'ensemble de leurs fonctions, ils embauchent donc des collaborateurs. Par exemple les députés-maires s'entourent de nombreux collaborateurs qui effectuent le travail de fond à leur place.

Au final, la collectivité paye donc plusieurs fois pour la même tâche : le salaire du responsable politique et des collaborateurs qui effectuent réellement le travail.

Le cumul des mandats électifs peut entraîner des conflits d'intérêts entre les différents niveaux (local, régional et national) mais également en lien avec d’autres activités professionnelles de l’élu. Ouvertement ou en secret, combien de nos députés sont en lien direct ou indirect avec d’important groupes industriels ou financiers, en lien étroit avec divers lobbies ?

Il peut également se produire des conflits d’intérêts au niveau familial. L’exemple nous a été donné dans affaire Woerth, car sans se prononcer sur la culpabilité de l’ancien ministre de Sarkozy (en attente de jugement) il parait évident que l’activité de Florence Woerth était de fait en conflit d’intérêts avec les responsabilités de son mari.  

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 06:47

205358_383204191747561_1094653265_n-1-.jpgLe cumul des mandats est une pratique politique par laquelle une personnalité exerce plusieurs mandats de façon concomitante.

Il s’agit bien de l’exercice simultané au niveau national ou local de mandats ou fonctions politiques différentes. Cette pratique est critiquée car les mandats sont réputés demander un travail important mais également pour les risques de conflits d’intérêts entre les différentes fonctions exercées. L’interdiction de ces cumuls permettrait de pour le pouvoir entre davantage de mains, diminuerait l'absentéisme au sein des instances élues, tout en augmentant le suivi et l'efficacité des politiques publiques.

Sous la IVème République, environ 40% des députés exerçaient un mandat local; il a dépassé aujourd'hui 80%

En 2008, d'après le New York Times, 85% des parlementaires Français exercent un second mandat électif, contre bien moins de 20% en Allemagne, en Italie, au Royaume uni.

On reproche justement au cumul des mandats d'affaiblir la démocratie au niveau local et national. Il réduit la compétition politique car les candidats qui exercent plusieurs mandats ont davantage de ressources que leurs concurrents. Par ailleurs, le cumul des mandats entraine un fort absentéisme des élus dans les différentes assemblées. Pour défendre le statu quo, ses partisans répondent que le cumul permet un meilleur ancrage des parlementaires sur le terrain, une meilleure connaissance des problèmes locaux, et une plus grande proximité avec les citoyens.

Les députés cumulent : en janvier 2007, sur les 577 députés de l'Assemblée nationale, 380 étaient maires ou conseillers municipaux, 142 étaient conseillers généraux, 67 étaient conseillers régionaux. Au total, 90% des députés cumulent leur fonction nationale avec un mandat local.
Même chose pour les élus locaux qui cumulent. Certains maires sont aussi présidents de la communauté d'agglomération et conseillers généraux.

Mais comment font les responsables politiques qui cumulent trois emplois à temps plein ? Tous répondront qu'ils ont besoin de peu de sommeil, qu'ils détestent les vacances et qu'il suffit d'une bonne organisation. C'est le mythe de l'homme politique hyperactif. Mais dans les faits, une journée de ministre ou de député reste une journée de 24 heures. Les emplois à temps plein sont en réalité des emplois à temps partiel, payés en temps plein. Mais comment peut on assumer trois fonctions à temps plein à des milliers de kilomètres ?

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 14:58

Photos-publiees-5-1818.JPGLa laisse de mer est l'accumulation par la mer de débris naturels (coquillages, algues, bois mort, os de seiche, etc.) ou d'origine humaine, drossés à la limite supérieure du flot. Parmi ces derniers, on peut évoquer les galettes de pétrole issues des marées noires ou dégazage en mer, les déchets jetés ou perdus en mer par les navires, les engins de pêche perdus par les pêcheurs ou d'autres types de déchets apportés en mer par le vent ou les cours d'eau avant d'être rejetés sur la plage par les marées.

Dans de nombreux pays, la laisse de basse mer est utilisée pour cartographier la limite entre la terre et la mer.

Sur la façade atlantique, cette laisse de mer est principalement constituée de  varech marin ou Zostère marine. Cette plante aquatique, qui a failli disparaître de l’océan Atlantique dans les années 1930 et accuse encore une régression de population, continue d’avoir, de nos jours, un rôle écologique important.

Les laisses de mer, lorsqu'elles ne sont pas polluées, ont un rôle écologique important grâce aux mucilages, ces substances végétales constituées de polysaccharides, qui gonfle au contact de l'eau et produit une substance visqueuse semblable à la gélatine.

De nombreuses substances d'origine végétale, animale ou fongique, et même bactériennes sont dites mucilagineuses. C'est le cas des mucus produits par de nombreuses espèces animales, aquatiques notamment, les algues échouées, vivantes ou mortes, même en plein soleil, conservent sous les laisses de mer un microclimat frais et protégé des ultraviolets solaires, y abritant et nourrissant de nombreuses espèces qui vivent dans le sable (micro-organismes et crustacés essentiellement).

Une fois dégradées et minéralisées, elles deviennent une des sources de nutriments des plantes terrestres du haut de l'estran.

Ainsi les organismes qu'elles nourrissent et abritent contribuent doublement à fixer les plages, les sables et sédiments dans les baies ou estuaires et le pied des premières dunes.

Elles sont aussi la base d'une chaîne alimentaire tout à fait particulière où s'alimentent notamment les oiseaux, mais qui profitent aussi aux alevins, crabes, etc. Sur le littoral, nombreuses autres espèces d'oiseaux utilisent des algues récupérées sur les laisses de mer pour fabriquer leur nid.

Sur cette zone de transition écologique entre deux écosystèmes joue un rôle important. On trouve outre des invertébrés typiquement terrestres (insectes essentiellement), des espèces tout à fait marines, et des espèces typiques de ces milieux.

La laisse de mer se montre capitale pour certains coléoptères qui y trouvent soit un gîte, soit de la nourriture, soit les deux. Le ramassage en éliminant la source de nourriture, font par conséquent provoqué la disparition de cette espèce.

Le choix du nettoyage en zone touristique

Différentes techniques de nettoyage mécaniques ont été développées pour l'agrément des touristes. Il existe une forte pression des communes littorales pour nettoyer mécaniquement les laisses de mer afin de présenter aux touristes des plages « propres».

Cela semble utile là où des pullulations anormales d'algues vertes se produisent en raison d'une eutrophisation qui est la modification et la dégradation d'un milieu aquatique, lié en général à un apport excessif de substances nutritives (azote provenant surtout des nitrates agricoles et des eaux usées, et secondairement de la pollution automobile, et phosphore, provenant surtout des phosphates et des eaux usées), qui augmentent la production d’algues et d'espèces aquatiques, ainsi parfois que la turbidité, en privant parfois le fond de lumière.

La dystrophisation est l'état extrême de l'eutrophisation, qui se traduit par la mort des organismes animaux et végétaux supérieurs, induite par les apports à la mer des excès de nitrates et phosphates agricoles ou émis par les stations d'épuration.

Il est également nécessaire de nettoyer les déchets anthropiques habituels : bois traité, filets de nylon, qui peuvent encore piéger des oiseaux, divers produits dangereux pour l'environnement.

Du point de vue du développement durable, il convient cependant de préserver la partie naturelle des laisses de mer, tout particulièrement aux pieds des dunes qu'elles contribuent à fixer.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:52

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Groupe "Ruz Reor" le dynamisme de la tradition vivante 

 

Quand la musique résonne

Aux airs traditionnels                                                                                              

Vibre l’âme  Bretonne

En fêtes solennelles

 

Magie de le Bretagne

D’insondables mystères

Puisant dans sa campagne

Ses rites  séculaires

 

Des légendes d’Arthur

Aux montres immergés

Généreuse culture

Vivante et partagée

 

Les gavottes endiablées

Succèdent aux suites Plinn

Aux  ferveurs  redoublées

L’euphorie se combine

 

Les danseurs enchainés

Dans leurs postures altières

Par  leurs pas cadencés

Font résonner la terre

 

Ce culte ancestral  

Aux influences solaires                               

Puise  aux coutumes  rurales                     

 Ses thèmes centenaires

 

Pour les couples amoureux

Arrivent les Mazurkas

Mais pour les plus nombreux

Sonnent les Jimnaskas

 

Mais  les Suites et les Ronds,  

Succèdent aux Laridés

Où tous s’abandonnerons

Aux rythmes saccadés

 

C’est au bout de la nuit

Que cesseront les clameurs

Mais au-delà du bruit

Survivra la ferveur

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 07:23

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Le « bag –Noz » ou « bateau de nuit » appelé aussi «Le bateau des morts ».

Comme souvent chez les peuples marins dans le monde, les âmes des morts perdus en mer embarquent dans un vaisseau, nommé le bateau des morts.

 En Bretagne, cette  barque noire se nomme Le Bag-Noz suivant de vieilles légendes, les âmes, une fois séparées du corps, ne peuvent franchir un cours d'eau, sans l'aide d'une barque ou d'un pont, c'est pour le salaire du batelier qu’à une certaine époque, on plaçait une pièce de monnaie dans la main du défunt.
La légende du bateau des morts est l'une des premières qui aient été constatées sur le littoral breton et qui existait sans doute bien avant la conquête romaine.

 au VIe siècle Procope rapportait en ces termes :
« Les pêcheurs et les autres habitants de la Gaule qui sont en face de l'île de Bretagne sont chargés d'y passer les âmes, et pour cela exempts de tributs. Au milieu de la nuit, ils entendent frapper à leur porte. Ils se lèvent et trouvent sur le rivage des barques étrangères où ils ne voient personne, et qui pourtant semblent si chargées qu'elles paraissent sur le point de sombrer et s'élèvent d'un pouce à peine au-dessus des eaux. Une heure suffit pour ce trajet, quoique, avec leurs propres bateaux, ils puissent difficilement le faire dans l'espace d'une nuit. »
Ce navire des morts n'a pas disparu de la tradition contemporaine, et de 1830 à nos jours, il figure dans plusieurs récits, recueillis en divers points de la Bretagne.

Selon les conteurs traditionnels, les  apparitions du Bag Noz se déroulent ainsi : «Les pêcheurs de mauvaise vie, et qui se soucient peu du salut de leur âme, sont réveillés la nuit par trois coups que frappe à leur porte une main invisible. Alors ils se lèvent, poussés par une force surnaturelle. Ils se rendent au rivage, où ils trouvent de longs bateaux noirs qui semblent vides, et qui pourtant s'enfoncent dans la mer jusqu'au niveau de la vague. Dès qu'ils sont entrés, une grande voile blanche se hisse seule au haut du mât et la barque quitte le port, comme emportée par un courant rapide. Ces bateaux chargés d'âmes maudites ne reparaissent plus au rivage, et que le pêcheur est condamné à errer avec elles à travers les océans jusqu'au Jugement. »
La croyance au navire des morts se retrouve aussi, sous des formes variées, d'après C. d'Amazeuil, ce bateau doit, jusqu'à la fin des siècles, aller de plage en plage, d'île en île, à la recherche des corps des marins pour les ramener au hameau qui les a vu naître.

Les Bolbiguéandets du Morbihan, qui sont des espèces de korrigans, forcent des voyageurs à entrer dans une barque noire, où se pressent des fantômes. Quand elle est chargée, elle part avec la rapidité d'une flèche pour une île inconnue. Les âmes s'envolent, la barque repart, le conducteur tombe dans un sommeil profond, et, le lendemain se retrouve endormi à terre.
C'est le Bag-Noz, le bateau de nuit, qui fait, sur mer, l'office que le Carrik Ankou, le Chariot des morts, fait sur terre. Il est commandé par le premier mort de l'année. Mais à l'île de Sein, l'homme de barre du Bag-Noz est le dernier noyé de l'année.

Une femme, dont le mari avait disparu en mer sans que son corps eût été retrouvé, l'aperçut qui tenait la barre, un jour que le Bag-Noz passait tout près d'une des pointes de l'île. Ce bateau se montre quand quelque sinistre doit se produire aux environs, il apparaît sous une forme assez indécise à la tombée de la nuit et son équipage pousse des cris à fendre l'âme. Dès que l'on veut s'en approcher cependant, la vision disparaît.

Les soirs d'été, quand le vent se tait et que la mer est calme, on entend gémir les rames et l'on voit des ombres blanches voltiger autour des bateaux noirs. Les légendes bretonnes connaissent une sorte de navire-enfer navigue sans repos et est monté par un équipage de damnés, composé de tous les « faillis » matelots, des coquins morts sous la garcette pour vol à bord ou des lâches qui se sont cachés pendant les combats.
Presque chaque année, le jour des Morts, on le voit apparaître. On le reconnaît, ce sont ses voiles, ses cordages, sa mâture.
Alors le gardien du phare de crier aux gens du port : « Accourez ! Veuves, voici vos maris; Orphelins, voici vos pères ! »
Et les femmes accourent, suivies de leurs enfants, tous s'attellent à la drome et halent le bateau. Bientôt près du quai, chacun reconnaît ceux qui sont à bord : « Bonjour, mon homme; bonjour, mon père; bonjour, Pierre, Nicolas, Grégoire ! » Mais l'équipage ne répond pas.
« Venez donc, que nous vous embrassions. »
A ces mots on entend sonner la messe, et aussitôt les voiles, le bateau, l'équipage, tout disparaît; les femmes et les enfants des naufragés s'en vont à l'église en pleurant.
« Payez vos dettes » murmure autour d'eux la foule.


Au péril de la mer au crépuscule, l'équipage d'un navire voit surgir dans la pénombre, la silhouette indécise d'un vaisseau mystérieux, toutes voiles dehors et pavillon noir en berne, dont nul ne peut dire de quelle direction il vient ni vers où il se dirige.
Au moment où vous le regardez, il s'évanouit brusquement pour réapparaître aussitôt dans un autre azimut.
La rencontre de ce vaisseau-fantôme ou bag-noz (bateau de nuit) est un funeste présage : elle annonce un coup de tabac et, peut-être, votre propre naufrage.
De même, les marins ont longtemps porté une boucle d'oreille en or en prévision d'un décès éventuel loin de leur foyer. Ils pouvaient ainsi bénéficier de la bénédiction d'un prêtre, qui se remboursait en récupérant l'objet.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 07:20

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Curieuse situation

J’ignore ce  beau regard.

Pétri d’admiration

Je suis figé, hagard.

 

Sans connaître son nom

Je livre mes fêlures

Elle me dit ses ruptures

Et tout se correspond

 

Le fardeau d’une vie

Si avare de douceur

Nous nous sommes étourdit

A raconter nos peurs

 

Devant tant d’attention

Me voilà si troublé,

Et même intimidé

Bouleversé d’émotions

 

Si peu accoutumé

De croisé cette noblesse

Je suis ainsi charmé

Par cette poétesse

 

Le temps passait  limpide

Sans pouvoir réagir

A rester là stupide

Je la laissais partir

 

Découvrant ahuri

 Ma grande solitude

Je me sens envahit         

D’une profonde lassitude

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 06:11

Photos--publies-4-0914.JPG6- Cité de la voile à Lorient

Aujourd'hui

Pen Duick appartient maintenant à Marie et Jacqueline Tabarly qui ont confié son entretien et sa gestion à l'association Éric Tabarly. Il participe aux régates de voiliers classiques en Atlantique et aux rassemblements des Pen Duick. Il est mené par un marin professionnel et embarque chaque saison un équipage de marins bénévoles en formation.

La Cité de la voile Eric Tabarly est un centre d'exposition multimédia situé à Lorient   Elle présente, de manière vivante et didactique, les méthodes de construction des voiliers modernes et plus anciens, ainsi que les récits et techniques de la navigation à voile tout en offrant la possibilité d'expérimenter des sorties en mer. Elle est aussi le port d'attache de la plupart des Pen Duick que l'on peut y observer lors de chacune de leurs escales à Lorient.

P1070516.JPGLa Cité de la voile a ouvert ses portes en avril 2008. Initiée, immédiatement après la disparition d'Éric Tabarly, par un projet de la famille et des amis du navigateur, comme l'explique, dans le livre qui lui est dédié, son épouse Jacqueline.

La cité de la voile est situé à proximité de la base de sous marin construit par l’armée allemande pour être leur principale base sous marine de l’atlantique.

Ces structures en béton armé étant indestructibles sont transformées en pôle course pour quelques équipes telles que Banque Populaire, Groupama, Foncia, …

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 06:45

33690399480_ca1a3df315_o_width-height-1-.jpg5 - Disparition d’Eric Tabarly

En mer d’Irlande  en compagnie de quatre passagers peu expérimentés

Il  fait sombre, le temps est couvert et la mer est formée Il est 22-h-30, quand Eric Tabarly décide d'amener la grand-voile et de gréer la voile de gros temps. Tout le monde est sur le pont,  à la manœuvre.

Il faut saisir la voile dès qu'elle aura été affalée. Il y a alors ce coup de roulis, de tribord à babord. «Eric, se trouvant à ce moment-là en train de saisir la voile, debout sur le capot de descente, a été heurté à hauteur de poitrine et projeté à la mer».

Dans cette mer noire, agitée, avec des creux d'au moins trois mètres, Eric Tabarly appelle au secours.

Le bateau s'éloigne

Ses compagnons lancent une bouée. En vain. C'est vrai, Eric, pour la manœuvre, n'était pas attaché ; ce n'était pas dans ses habitudes de l'être, au marin. Il ne portait pas non plus de gilet de sauvetage ;

Et maintenant, secoué et livré au vent, «Pen Duick-I» s'éloigne de lui.

A peine savent-ils faire le minimum, les quatre, sur ce bateau sans maître. Ils parviennent à affaler toutes le voiles et à mettre en marche le moteur, pour rebrousser chemin.

Ils se dirigent vers l'est, «dans l'espoir de rencontrer un bateau». Erwan poursuit : «A 7-heures du matin, nous apercevons un voilier et un navire de commerce. Nous déclenchons une torche de détresse. Les deux bateaux se déroutent vers nous». C'est le voilier, un yacht australien, le «Longoborda», qui les recueille.

. C'est du voilier que l'alerte est donnée, que l'assistance est demandée «pour un homme à la mer». Des messages sont envoyés à tous les bâtiments qui pourraient doubler l'extrême pointe du Pays de Galles. Mais huit heures, déjà, sont passées.

Il disparaît en mer d’Irlande au large du Pays de Galles, dans la nuit du 12 au 13 juin 1998, alors qu'il convoyait en équipage Pen Duick pour un rassemblement de voiliers construits sur plans Fife en Écosse. Le 20 juillet 1998 son corps fut retrouvé aux environs de Waterford (Irlande) par des pêcheurs

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