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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 10:52

img368 - Copie (2)

 

Ce matin une très bonne nouvelle, je me suis réveillé.

Dans cet état de conscience qui m’a semblé tout aussi satisfaisant que la veille, je pouvais me considérer comme vivant et en déduire qu’une nouvelle journée m’était accordé. Un jour nouveau  mais peut être pas tout entier, nous verrons bien ce soir si j’ai réellement bénéficié de ces vingt quatre heures réglementaires.

Avant d’en arriver là, il me faudra combler au mieux tout ce temps qui m’est offert.  Je serai occupé par tout un tas de tâches aussi dérisoires qu’ennuyeuses mais il ne faut pas désespérer. Comme chaque jour j’arriverai sans doute par quelques stratagèmes à placer savamment quelques petits instants de bonheurs pour tromper le quotidien.

Déjà peu de temps depuis mon réveil, j’ai profité des couleurs du ciel au lever du soleil et me suis délecté d’une grande tartine grillée, enduite de beurre salé que j’ai délicatement trempée dans un chocolat au lait fumant.

Au regard du bien-être obtenu, ma collecte de petits moments de plaisir est loin d’être négligeable. La conscience toujours à l’affut je dois saisir chaque occasion pour transformer la moindre sensation en un réel plaisir de vivre. Bien sûr s’il s’agissait d’une denrée cotée en bourse, cette « productivité »serait bien insuffisante pour satisfaire les appétits des spéculateurs mais ici le bénéfice ne se mesure pas par la quantité.

Si mon attention se relâche, de longues minutes bruleront à petit feu avant que je puisse bénéficier d’une nouvelle fulgurance  capable de m’illuminer l’âme, jusqu’à  faire vibrer chacune des vieilles cellules de mon cerveau rabougri.  

Ne vous y trompez pas, même cerné par les obligations du quotidien,  il n’existe pas une seule journée où je souffre d’un quelconque ennui. Mon esprit est bien trop occupé à saisir toutes ces opportunités de me sentir vivant. Je pense donc je suis.

 Dans son  pot, cette Pteris aquilina, genre de fougères de la famille des Polypodiacées semble s’épanouir d’une douce lumière et d’un peu d’humidité que je veille à lui apporter quotidiennement. Dans un échange muet nous célébrons la vie chacun à notre façon  

Par honnêteté je dois bien reconnaitre quelques instants de flottements dans le courant de ma journée car si éplucher une carotte ou faire mijoter un filet mignon me ravissent pleinement, par contre l’épreuve de l’aspirateur prend des allures de torture mentale et physique.

Toutes les publicités cherchent à nous faire croire que l’avoir seul nous permettra d’exister alors qu’en réalité il est plus important d’être pour se sentir présent dans ce monde et d’en tirer une grande satisfaction.

L’écriture participe pleinement au sentiment d’exister alors que la lecture permet au contraire de s’évader pour vivre d’autres aventures. Il me semble qu’en vieillissant la musique comme la littérature me sont moins nécessaires. Jeune, j’avais besoin de bruit, d‘action, voire d’agitation comme pour tenter de m’oublier quelques temps, cela est bien différent aujourd’hui où la perception du monde qui m’entoure devient tout à fait essentiel.

Sans aller jusqu’à douter de nos sens, n’est on vivant que durant les quelques instants où nous en avons conscience ?

La perfection m’a toujours ennuyée c’est sans doute pour cela que je me sens parfaitement bien en ma compagnie. Je me parle sans complaisance mais avec juste ce qu’il faut de tolérance pour ne pas entrer en conflit. En somme, je suis tout à fait prêt à affronter l’immortalité qui m’est promise même si comme le faisait remarquer Woody Allen « L’éternité c’est long surtout vers la fin »

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:11

img186.jpg 

Depuis longtemps

Malgré son jeune âge

Il avait aimé les livres

Ils avaient accompagné

Ses rêves  d’aventures

Et répandu en lui

Tant d’envie de savoir.

Il en humait les feuilles

Pour commencer le voyage

Et entrait dans l’Odyssée

Jusqu’à la dernière page

L’exploration terminée

Il délaissait l’ouvrage

Ou l’offrait à un ami.

La vie le fit bouquiniste

Toujours pour mieux partager

Dans une vie d’artiste

L’amour de ces vieux papiers.

Il jouait les guides

Dans ces mondes mystérieux

Et avec une belle  assurance

Vous conseillait un récit

Une nouvelle ou un roman.

Sa mémoire était sélective

Car il n’offrait aux lecteurs

Que les histoires  qu’il aimait

Son univers n’était que poésie

Qu’il se refusait d’écrire

Dans ce train de l’édition

Il n’était qu’un passager

Il choisissait ses stations

Et ses correspondances.

Eternel aventurier

Errant dans les ouvrages

Et n’avait prit pour métier

Que les joies du repérage

Ainsi sans prétention

Il était un bon libraire

Qui partageait sa passion.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:07

img152.jpg

 

Nuit d’ivresse

Ivresse des cimes

Cimes des vagues

Vague à l’âme

L’âme sœur

Sœur sourire

Sourire d’enfant

Enfant de la balle

Balle au bond

Bond de puce

Puce à oreille

Oreille  fine

Fine mouche

Mouche du coche

Coche et la mouche

Mouche du vinaigre

Vinaigre de vin

Vin chaud

Chaud lapin

Lapin à la moutarde

Moutarde forte

Forte chaleur

Chaleur du corps

Corps et âme

Âme qui vive

Vive voix

Voie d’eau

Eau douce

Douce nuit

Nuit d’ivresse

 

 

 

                                     à vous de jouer....                                                             

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 08:31

img118

La nuit s’accélère.

Une belle lumière se reflète. 

Je reste impassible dans le froid.

Ce moment là est unique,

Mes pieds sont gelés,

Et mon âme brule doucement.

Ma mémoire fixe le temps.

A jamais gravée,

Une partie de moi,

Est restée sur ce trottoir glacial.

Une pensée qui s’enfuit.

Une émotion qui reste.

Un clin d’œil sur un pare brise,

Je retourne au chaud,

Et la vie s’accélère à nouveau.

 

 

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 08:29

mots-lettres-albertine-disparue-proust-1-.png

 

Puisez à pleines mains

Des phrases lumineuses.

Fouillez au petit bonheur

Dans ces sacs  de mots.

Triez les expressions

Les devises, les dictons.

Mais préférez les vôtres,

Adaptez vos propos

A votre propre univers.

Livrez enfin audible

Ce cri qui est en vous.

En cet instant présent

Rendez compréhensible,

L’émotion qui vous noue.

L’écriture seule permet

A la lueur de l’aube

De tenter l’aventure.

Du plus profond de l’être

Exhumez  la pensée,

L’idée vite refoulée,

Ou l’impression furtive

Aussitôt submergée.

Prenez ce risque fou

De faire entendre l’écho

De votre moi profond.

L’occasion est unique

De consigner les termes

D’une perception intime.

Enfin face à vous-même

La vérité sans far,

Exprimée au grand jour,

Terrible maïeutique

Pour vous si réservé,

Parler de sentiments

Toujours restés secrets.

Livrer ses intuitions

Chuchotées pour soi même

N’est pas chose facile,

Malgré le choix des mots

Et la forme étudiée.

Comme tous les êtres humains

Fait  de chair et de sang,

Une  frayeur vous menace

De n’être pas compris.

La première aventure

Peut s’avérer pénible

Mais les dés sont jetés.

Sans pouvoir résister

Au bien-être ressenti

Des joies de l’écriture

Vous vous laisserez aller

A cette délivrance.

 

 

 

 

 N'oubliez pas la musique... Grand corps malade (J'ai pas les mots)
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 08:51

Verre-de-biere.png

Une fin d’après midi d’été

Sur les bords de l’Odet,

La plage de Sainte Marine

Une bière ambrée pour la fraicheur

Aimable compagnie pour la douceur

Une journée en pente douce

Une trêve inespérée,

Un répit mérité.

Comme un vide intense,

Totalement comblé d’un bonheur tranquille,

Où l’on comprend enfin le sens

De Carpé Diem.

Un temps figé pour l’éternité,

Une lenteur jamais vraiment  égalée.

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 08:54

img168.jpg 

 

 

 Cette statue très étrange a été réalisée par César Baldaccini lors d’une exposition à la galerie Claude Bernard. La statue a été réalisée à partir du moulage en résine du propre pouce de l’artiste agrandi. Installé en 1994, elle pèse 18 tonnes et mesure 12 mètres de haut.

 

 

 

Ave César,

Avec ton pouce en l’air

Fièrement érigé,

Nous pauvres hères,

Réduit à l’esclavage,

Humainement, tu as choisi  

Qu’on nous laisse la vie.

Heureux de notre condition,

Nous avons applaudit

Aux discours exaltés

D’un nouvel empereur

Petit et arrogant.

Il nous exhorte

A travailler toujours plus

Et produire d’avantage.

Il veut nous convaincre

Que notre bonheur

Est dans la servilité.

Les fauves sanguinaires

Savourent leur festin

En bafouant nos droits

Et volant nos acquis

Compagnons travailleurs

Puisqu’à notre tour

Nous devons décider

C’est par le pouce en bas

Qu’il faut nous révolter.

 

 César Baldaccini, dit César, est un sculpteur français, né le 1er janvier 1921 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort le 6 décembre 1998 à Paris.

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 08:43

 

img190.jpg 

 

De très loin dans le cosmos,

Une planète bleue

Est en observation.

Une grande tour métallique,

Intrigue par sa pointe

Dirigée vers le ciel,

Et qui semble agressive.

C’est un de ces points du globe

Révélant une activité intense.

De petits êtres s’agitent en tous sens,

Faisant craindre une attaque imminente.

Une équipée s’organise,

Pour suivre de très près

Ce qui pourrait être une menace.

Plusieurs capsules sont envoyées

Au dessus de ce cloaque.

Les mesures d’oxyde de carbones

Et de microparticules enregistrées

Atteignent des taux inhabituels.

A la vitesse de la lumière,

Le survol de ces sphères

Les rendent parfaitement indétectables.

Pourtant deux de ces vaisseaux

Intrigués par une étrange tuyauterie,

S’accordèrent quelques secondes

De vol stationnaire.

Juste le temps pour moi

D’immortaliser l’instant,

Et de décocher un sourire

Et un petit signe amical.

Le geste  s’avéra probablement

Suffisamment explicite,

Pour ces êtres de lumière

Qui rappelèrent aussi leurs vaisseaux.

Depuis cette époque,

C'est-à-dire dans les années 80

Nous sommes devenus la risée du cosmos.

S’affairer à ce point

À des travaux dérisoires,

Avec une obstination aveugle,

Dépasse l’entendement.

Seul un individu un peu niais

Avait daigné regarder le ciel

Avec  une certaine nonchalance.

 

 

img189---Copie.jpg Photos personnelles réalisées sans truquage

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 11:20

Chat-blanc-table.jpg 

 

Figé, tout en malice

Il m’observe impassible,

Tous ses muscles au repos,

Mais prêt à réagir

En une fraction de seconde.

Souvent il est capable

D’un relâchement total.

Reposé, en confiance,

Laissant aller son corps,  

Dans des postures étonnantes

Exposé docilement,

A toutes les caresses.

Mais, cette fois son immobilité

Est bien différente.

Depuis son poste d’observation,

Il scrute toutes mes attitudes.

Attentif avec intensité,

Le regard vif mais impénétrable,

Il guette le moindre bruit.

Aucun crissement inhabituel,

Aucun craquement suspect,

N’échappe à sa vigilance.

Dans l’immédiat,

Rien semble t il ne l’a alerté.

Il épit tous mes gestes,

Comme si pour l’instant,

Je représentais pour lui

Tous les dangers.

Je sais parfaitement

Que ce face à face

Peut s’éterniser.

Et puis,

Sans que rien

 Ne le laisse présager,

Il se relève en souplesse.

Dans un étirement gracieux

Laissant apparaître

Son corps musclé.

C’est d’un pas tranquille

Qu’il défile sans un bruit,

Frôlant les meubles et les portes

Avec sa délicatesse habituelle,

Pour rejoindre la cuisine,

Pour se désaltérer

De quelques lampées d’eau fraiche.

Notre échange silencieux

Dans sa douce plénitude

Restera notre instant.

Je ne le verrai pratiquement plus

De toute la journée,

Il saura ma présence

Et moi la sienne,

Chaleureuse et réconfortante.  

 

 img125.jpg Celle ci s'appelait "Graffiti"

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 11:45

52812953[1] 

 

Ensemble, ils ont vécus de nombreuses d’années.

Enfin,  Ensemble n’est pas le terme le plus approprié,

Côte à côte est  l’expression qui conviendrait le mieux.

Pourtant ils ont eu des projets communs dans la vie,

Mais sans un véritable esprit de vie commune.

Ils  s’en étaient si peu parlé, tout semblant aller de soi.

En fait, ils n’écoutaient que ce qu’ils avaient envie d’entendre.

Il ne le comprit que bien plus tard, bien trop tard.

En fait leurs idées étaient bien différentes,

Les projets semblaient se confondre,

Mais les motivations étaient trop éloignées.

Cette réalité s’est cachée à leurs yeux trop longtemps.

Elle avait décidé une fois pour toute

Que le bonheur ne faisait pas partie de ses ambitions.

Elle ne  s’en accordait  pas le droit,

Sans doute un lourd héritage de famille.

Ce fardeau l’écrase  encore aujourd’hui.

Son univers semblait presque trop parfait,

Une image de femme irréprochable,

Une mère modèle toujours disponible pour les siens,

Son cocon ne supportait ni la poussière, ni le désordre.

Mais plus encore, tous sentiments devaient être contrôlés,

 Et tous épanchements émotionnels à jamais prohibés.

Difficile de vivre pleinement avec de tels interdits.

Comme  une obsession digne de l’Accroche cœur.

Elle n’accepta jamais de parler de ses angoisses,

Par un strict respect trop de son modèle de vie,

Aucune place n’était faite aux émotions,

Poussant à l’extrême cette aliénation.

L’affection allait de soi surtout sans l’exprimer,

Et la tendresse n’était que subliminale,

Hors de question de lâcher prise.

Pour elle, le monde n’était qu’une menace,

Elle ne croyait pas en ses propres forces pour l’affronter.

Lui aussi avait cette trop grande aptitude au mutisme,

Mais la vie a choisi de lui ouvrir les yeux.

Sourde à tous ses appels,

Elle ne s‘est pas accorder le droit d’en bénéficier.

Pour elle, il est surement trop tard,

Son carcan lui sert de soutien indéfectible.

Il n’est pas toujours facile de comprendre

Que  chacun possède son droit au bonheur,

Il est là, il faut le prendre.

S’en gorger, s’en gaver mais aussi le partager.

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