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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 08:42

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A l’occasion d’une étape de la Volvo Océan Race début juillet 2012, une fresque constituée de plus de 10 000 portraits représentant Eric Tabarly, a été installé sur un port de Lorient.

La particularité de ce projet tient au fait que cette œuvre de 150 m² a été réalisée en associant des portraits de la population Lorientaise photographiée spécialement pour l’occasion depuis le mois avril.

L’artiste photographe est Xavier Dubois,  membre de la rédaction de la revue « Armen », qui s’est toujours intéressé à des personnalités puissantes, marins pêcheurs, gens de la terre, ouvrières des conserveries, fondeurs d’acier, dont il a observé le métier plusieurs années.

Photos--publies-4 0934La Volvo Océan Race, est une course de voile sur des monocoques parfaitement identiques. Cette épreuve en équipage consistait en un tour du monde de 9 étapes ainsi que des régates dans chacun des ports. L’épreuve de 2012 qui se terminait à Galway en Irlande a été remportée par un marin Lorientais, Franck Camas sur  Groupama 4

 

La fresque a été inaugurée le 28 juin dernier.  La mosaïque monumentale de 12 m sur 12 a été réalisée par Xavier Dubois à l’aide de très exactement 8 858 photos  imprimées puis affichées côte à côte. C’est un total de 10 414 habitants du pays de Lorient qui ont été photographiés à trois reprises avec des fonds de couleurs différents permettant ainsi de bénéficier des gris différents de manière à réaliser un portrait noir et blanc.

Au bout du compte, le projet de Lorient Grand Large, organisateur de l’événement, et du photographe est bien dans l’esprit de cette escale de la Volvo Ocean Race.

Photos--publies-4 0925Le panneau accroché au mur K2 de la Bas de sous marins dessine le visage d'un héros des mers,  Éric Tabarly, juste à côté de la cité de la voile qui porte son nom.

Seuls ou en famille, souriants ou taciturnes, les volontaires se côtoient, comme autant de pixels sur un écran géant. Ils resteront les souvenirs de cette œuvre éphémère encore présente pour un temps indéterminé.

Faisant moi-même partie de ces volontaires, je vous laisse le plaisir de me découvrir parmi tous ces visages.

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 08:35

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Régulièrement Clara  nous fait découvrir ses Pyrénées avec de belles balades en montagnes et de jolis villages link. Elle nous parle aujourd’hui de Sainte Marie de Campan qui a réveillé chez moi un souvenir assez cocasse.

En 1985, je me suis fait opérer d’une hanche dans un hôpital parisien (Anomalie congénitale et Bretonne, cela ne vous étonnera pas). Après quelques jours d’hospitalisation, je rentrais chez moi en grande banlieue pour suivre une rééducation assez longue. Le kiné qui me prit en charge avait son cabinet à quelques kilomètres. Avec une séance chaque jour, nous avions vite sympathisé et les conversations allaient bon train.

Un jour, il se mit à me parler du baptême de sa fille et de la cérémonie religieuse qu'il redoutait mais qu’il avait accepté sur l’instance de sa belle famille.

Pour le réconforter, je lui dis que moi aussi, je n’étais pas croyant et qu’il m’avait été donné d’assister à très peu d’offices religieux dans ma vie, mais que parfois cela pouvait se révéler très plaisant.

Je poursuis en lui racontant une messe de Noel dont j’avais un souvenir amusé. Aujourd’hui encore je me demande bien pourquoi je lui fis ce récit remontant à plus de vingt ans et que je ne racontais jamais à personne.

 

Je devais avoir quinze ans et je participais pour les fêtes de Noël à un camp de vacances situé non loin de ce village. Quand le temps s’y prêtait, on nous amenait à la station de la Mongie pour pratiquer le ski.  

Le soir de Noël nous étions tous restés dans notre camp et après un diner rapide qui n’avait rien à voir avec un repas de fête, nous n’avions d’autre distraction possible que la messe de minuit au village voisin.

Dans cette église, avec mes copains, nous nous sommes installés sur les derniers bancs pour se ménager une sortie plus rapide.

L’office était déjà commencé depuis quelques minutes, lorsqu’un villageois entra précipitamment en faisant  grincer la grande porte de bois. Il se rua vers un petit escalier de bois qui menait à la chorale et dans son empressement trébucha contre une marche. Dans sa chute, il perdit son dentier qui dévalât jusqu’en bas. Au plus vite il vint récupérer son bien, se le replaça aussitôt dans la bouche sans hésité et repartit de plus belle à l’étage.  

Autant dire que pour les adolescents que nous étions, le spectacle nous ravît et nous profitât tout le reste de la soirée.

A ce stade de ce récit, mon kiné était assis devant moi, avec un air totalement éberlué. Dès qu’il pu parler, il dit « Ce que tu me racontes là, c’était à Sainte Marie de Campan, en 1963, j’y étais. »   

Ce jour là pas de rééducation, nous étions face à face, sans comprendre l’incroyable coïncidence.

Lui, à l’époque était également en vacances mais faisait parti d’un autre groupe d’amis, également placé au fond de l’église.

 Plus de vingt ans auparavant, à des centaines de kilomètres de là, que nous ayons été ensembles, mais aussi témoins de cette histoire était déjà assez étonnant, mais qu'en plus je pense à lui raconter cette histoire longtemps oubliée relevait tout de même d’un hasard extraordinaire.

 

Merci encore à Clara de m'avoir remit cette histoire en mémoire.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 23:38

Bon Allez…  je sens bien que je commence à lasser avec les bords de ce canal ....

Bien sûr j'aurais pu encore vous parler des poissons d'eau douce qui sillonnent ces rivières.

 

P1100777 

J'aurais aussi pu évoquer toutes ces essences d'arbres qui jalonnent le chemin de halage plantés là pour la plupart depuis deux siècles pour stabiliser les digues.

 

L'histoire de la Bretagne a été bouleversée par sa construction, j’aurais aussi pu vous conter nombres d’anecdotes ou des légendes qui ont pris corps dans cette Bretagne profonde.

 

Sans doute le "Victor" cette péniche renflouée et restaurée qui sera à l'honneur le mois prochain aurait mérité aussi quelques mots.

 

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Mais non, cette fois c’est bien fini, je ne vous en parlerais plus.

Pour ceux que cela pourraient encore intéresser je vais placer toutes nos photos dans un album sur ce blog.

 

Durant l'été, de nombreuses animations sont programmées le long du canal pour fêter le bicentenaire de sa construction, cespetits reportages étaient ma façon de lui rendre hommage.

 

Merci à tous ceux qui m'ont suivi sur ce chemin.

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 00:16

 

Aux portes de Brest, juste avant la fin de notre périple, Plougastel-Daoulas. Un des calvaires les plus célèbres de Bretagne.

 

 P1110243 

Katell Gollet (Catherine la perdue) était une belle jeune fille qui vivait dans le château de son oncle, à la Roche- Maurice, près de Landerneau.

Sa beauté, malheureusement, n'avait d'égale que la perversité de son esprit. Le comte, voulant se décharger de cette lourde tutelle, espérait bien pourtant lui trouver un mari qui prendrait soin de la raisonner. Néanmoins, la belle préférait se livrer aux plaisirs de la danse et de la fête plutôt que de songer au mariage.

Pour contrer son oncle, elle usa d'un subterfuge, lui faisant déclarer qu'elle épouserait tout homme capable de la faire danser douze heures d'affilée. Nombreux furent les jeunes gens du comté à tenter leur chance. Mais elle les épuisait tant que certains en sont morts de fatigue.

L'hécatombe était telle que son oncle l'enferma dans une des tours du château. Mais Katell s'en échappa et se rendit au pardon de la Martyre accompagné d'un nouveau cavalier. Gavottes, plinns, jabadaos s'enchaînèrent, les deux danseurs s'en donnant à cœur joie. L’infatigable Katell qui, prise dans le feu de la danse et de l'alcool, invoqua les puissances de l'enfer demandant de nouveaux musiciens. C'est ainsi que le diable lui-même l'entraîna dans une gigue infernale et lui fit ainsi franchir les portes du royaume des damnés.

  

 P1110245 

 

Cette gueule de l’enfer figure sur le calvaire de Plougastel- Daoulas (Egalement à Guimiliau), dans cette sculpture, on aperçoit Katell entrainée par le diable.

Cette légende est reprise dans le film « Non ma fille, tu n’iras pas danser » de Christophe Honoré en 2009

Scène tournée au mont Saint Michel de Braspart. On peut y entendre chanter les frères Morvan et jouer les sonneurs Baron et Anneix plusieurs fois champion de Bretagne

   

 


 

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 22:38

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C’est à Glomel que fût creusé le troisième bief de partage qui sépare les bassins du Blavet et de l’Aulne. Cette tranchée est le point culminant du Canal de Nantes à Brest à 184 mètres d’altitude.

 

Le chantier de la tranchée est si important qu’il est décidé de faire appel aux déserteurs de l’armée de Louis XVIII. Les 600 forçats du bagne de Brest condamnés aux travaux forcés à perpétuité sont encouragés à travailler par la promesse d’une grâce. Certains seront en effet graciés par le Roi et renvoyés dans leurs régiments.

 

Le camp de Glomel est construit à la Lande Perran en 1822. Les conditions de vie et d’hygiène y sont inimaginables. Quatre dortoirs mesurant chacun 20 mètres par 8,5 mètres sont construits, sans chauffage ni éclairage par crainte des incendies et avec de minuscules ouvertures par crainte des évasions. Dans chaque dortoir, on entasse 150 hommes qui dormiront dans des hamacs superposés.

Les 54 gendarmes assignés à la garde sont beaucoup mieux soignés, ils disposent à eux seuls d’un grand dortoir de 45 mètres.

Trois millions de mètres cubes de terre seront enlevés à la pelle et à la pioche pour permettre la réalisation de la tranchée. Le transport de la terre se fait tout d’abord avec des charrettes puis à dos d’homme dans des hottes. La terre est ensuite répartie en deux grands tas de part et d’autre de l’immense tranchée.

Le travail est si dur que la maladie et la mort auront raison de nombreux bagnards. Les plus "chanceux" d’entre eux parviendront à s’évader.

L’une des maladies qui frappait le camp était le paludisme. C’est en 1834 que le camp fût détruit par une épidémie de choléra, elle enverra à l’hôpital de Rostrenen 50 gendarmes et 121 condamnés.

Au départ des bagnards, il ne restait plus que 140 000 mètres cubes à enlever. Le travail sera achevé par des entreprises locales.

Au final, la tranchée mesure plus de 3 km de long, 23 mètres de profondeur et 100 mètres de large.

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 23:30

A cette période de l'année, nous avons croisés que quelques rares cyclistes ou marcheurs.

Venant en sens inverse des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle arrivant de Brest, Morlaix ou Lannion qui empruntaient certains tronçons du chemin de halage.

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D'autres courageux de la route comme ce jeune suisse parti de Berne pour visiter les chateaux de la Loire et qui continuait sa route sur les bords du canal.

 

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D'autres rencontres plus inattendues, en centre Bretagne, nous avons été hébergés à deux reprises par des anglais propriétaires de chambres d'hôtes et qui avaient une connaissance très limitée du Français. Pas de problème pour communiquer, de plus nous y avons largement gagné au niveau de petit déjeuner so british.

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 08:39

Quand les reflets sur le canal nous mettent la tête à l'envers.

 

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Et pour s'étourdir encore un peu plus, cette mazurka à la mode de Bretagne.

 

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 09:07

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Aujourd'hui beaucoup de maisons d'éclusiers sont totalement abandonnées, certaines sont encore en service et gérées par la région, d'autres ont été vendues comme résidences secondaires.

 

La plupart de ces écluses sont très éloignées des villages, on comprend pourquoi elles possédaient fréquemment un four à pain, un jardin potagé et assez d'espace pour élever canards, poulets et lapins .

 

 

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 15:07

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Surprise de découvrir cet arbre emmailloté sur le quai du canal à Rohan. Un fil rouge s'échappe d'une bâtisse industrielle pour venir décorer le chemin de halage.

« Art in situ » est une association qui souhaite confier à des artistes plasticiens la réalisation de projets artistiques pluridisciplinaires et éphémères s'inscrivant dans l'espace public urbain.

 

Le Fil Rouge de l'artiste rohannais Jean-Michel Daniel est un clin d'œil à un savoir-faire local. Fil et tissu, laine et tricot, sont intimement liés à l'histoire de Rohan et de son territoire. Il suffit d'évoquer le souvenir de la halle aux étoffes, édifiée au XV e siècle par les vicomtes de Rohan, ou l'activité à Rohan des filandières, tisserands et tailleurs, marchands de tissus et mercerie, aux XVIII e et XIX e siècles.  L’entreprise de tricots Roc'han maille, installée sur le chemin de halage, perpétue toujours cette tradition.

 

Avec le concours de Roc'han maille, Jean-Michel Daniel a habillé un arbre centenaire du bord du canal et la halle aux grains de tricots de couleurs vives. En évoquent le mythe d'Ariane et de son fil rouge.

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 23:25

Malestroit...un bord de canal accueillant

 

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Malestroit...une petite cité de caractère qui mérite un peu mieux qu'un passage rapide sur les bords du canal

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