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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 06:38

 

En témoignage de la puissance des tempêtes, les vagues viennent régulièrement déposer des détritus de toutes sortes.

L’hiver, il n’est pas rare de trouver  échoués sur les plages ou fracassés contre les rochers des embarcations de toutes tailles. On se souvient de ce pétrolier (TK Bremen) posé sur le sable de la plage d’Erdeven l’an dernier. Le plus souvent il s’agit de barques de pêcheurs ou de petits voiliers de plaisance ayant brutalement rompus leurs amarres.  Parfois il est question d’un naufrage comme le mois dernier où quatre marins ont pu être secourus avant que leur bateau ne soit brisé en deux parties.

On peut également trouver les carcasses de quelques animaux  marins : Lièvres de mer, différents oiseaux marins, baleines ou dauphins, plus rarement  sur ces côtes bretonnes, un requin comme en septembre dernier.

 La région où j’habite n’a pas de tradition de naufrageurs mais il peut arriver que quelques cagots de passage nous laissent quelques échantillons de leurs marchandises.  Trop souvent malheureusement de nombreux détritus en plastique flottent jusqu’au rivage.

Témoins de l’activité maritime, il n’est rare de rencontrer du matériel de marine : flotteurs, bouées, cordages et filets de pêche. Avec le bois flotté, tout ce matériel peut finir en décoration dans une crêperie locale.

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Ma dernière découverte est plus étonnante puisqu’il  n’est pas fréquent de trouver tant de pouces-pieds sur un bloc de béton. Envahit pas ces crustacés, il a été arraché des fonds marins par la force des vagues pour venir s’échouer sur la plage.

Ce crustacé a fait l’objet d’une pêche intensive qui a conduit à un fort déclin de ses populations dans plusieurs régions. La faible productivité de l'espèce est liée à une croissance lente et des exigences d'implantation particulière. En effet, il ne se développe que dans des zones rocheuses battues par les vagues en permanence. Sa pêche assez dangereuse puisqu’il est nécessaire de s’encorder pour descendre le long de rochers difficiles d’accès. Elle se pratique au marteau et burin ou autres racloirs mais est aujourd’hui strictement surveillée. Son prix est très élevé et sa commercialisation est limitée localement et la quasi-totalité est exportée au Portugal et en Espagne où les populations côtières en sont très friandes.  Pour lui conserver ses qualités gustatives et  garantir sa fraicheur, ce crustacé doit être présenté en grappes encore fixés à des fragments de roche.  

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La bestiole se consomme après cuisson dans un bain d’algues. La dégustation demande une certaine dextérité, il faut saisir le bec d'une main, la gaine de l'autre, et effectuer une petite torsion, tout en extrayant la chair, tout en prenant garde aux éclaboussures de l'eau chaude. Il est recommandé de porter un bavoir pour se protéger des projections.

Un pur plaisir, leur goût est sauvage et très marin, très iodé.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 06:16

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Le petit port breton où j’habite est loin d’être le plus exposé aux tempêtes d’hiver, pourtant il est régulièrement mis en vedette dans les médias.

En l’espace d’un mois, les presses locales et nationales sont venues y faire de nombreux reportages. Lors des journaux télévisés sur France 2, France 3, i télé, BFM télé et Tf1 ont montré les violents assauts de la mer aggravés par des vents violents et de forts coefficients de marée.

Par exemple, voici un extrait du journal de 13H : http://videos.tf1.fr/jt-13h/2014/intemperies-les-lorientais-admirent-le-dechainement-de-la-nature-8342581.html

 

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La star du coin, c’est cette vague spectaculaire qui résulte de l’assaut de l’océan contre une digue terminée en 1926. Le port de Lomener - de la commune de Ploemeur dans le Morbihan - est protégé par un môle courbe construit en 1868 complété ensuite par une nouvelle jetée le long des rochers du Roliou. Cette dernière construction se trouve systématiquement submergée par la houle à chaque marée haute, mais avec des vents forts et de forts coefficients de marée, la gerbe d’eau devient très impressionnante. Les locaux ne semblent pas s’en lasser car tout au long de l’année les curieux affluent pour admirer le spectacle.

On peut trouver sur le net de magnifiques photos publiées par les meilleurs photographes et localement quelques cartes postales pour les touristes.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:44

Comme pour rappeler sa puissance, la mer fait régulièrement en Bretagne quelques démonstrations de forces.

A condition de resté très prudent, le spectacle peut s'avérer magnifique

 

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Associée au vent tout aussi violent, le littoral ne sort pas indemne de la colère des éléments. De nombreuses plages sont totalement défigurées avec de grandes quantités de sable déplaces bien au delà des limites de haute mer et des chemins côtiers sont devenus impraticables. Parfois les arbres s'abattent au sol après avoir résisté aux assauts durant plusieurs dizaines d'année, alors que le mobilier urbain ne tient pas plus de quelques saisons.

Outre ces destructions auxquelles les riverains sont habitués, ces tempêtes ont des conséquences plus étonnantes.

C'est le cas par exemple à Locmariaquer sur la plage de Saint-Pierre où, la mer a grignoté trois mètres de dune. Un blockhaus s'est affaissé et a mis au jour environ 80 obus de calibre 105 de la dernière guerre.

 

Les obus mis à jour puis déminés ce mardi 7 janvier à Locmariaquer (56) © JP Tranvouez© JP Tranvouez

 

Plus étonnant encore, le corps d’un dauphin projeté par la mer sur le petit parking de la plage du Minou.
Durant la matinée les vagues sur le site atteignaient les cinq mètres poussées par un vent de sud de près de 35 nœuds.
Le fort coefficient de marée conjugué aux autres éléments a eu raison du cétacé, dont le corps était très abîmé. 

 

nullPhoto du télégramme de Brest

 


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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 12:53

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Dans la mythologie celtique, Samain est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison "sombre" de l’année celtique (pour les Celtes, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). C’est une fête de transition, le passage d’une année à l'autre et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux.

 

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Rebaptisée « Halloween » après que le pape Grégoire IV eût introduit en France, en 837, la Toussaint fixée au 1ernovembre, jour de  Samain existait voici plus de 2500 ans et se déroulait tous les 31 octobre : adoptée par les Gaulois, elle marquait pour les peuples celtes la fin de l’été, le début d’une nouvelle année, et constituait un moment privilégié de rencontre entre vivants et morts

 

 

 

 

 

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 09:58

Photos-publiees-5-4792.JPGAu pays des marins au long cours, il n’était malheureusement pas rare que des hommes ne reviennent pas à terre, perdus en mer sans qu’on n’ait pu retrouver leur corps.

Sur Ouessant, lorsqu'un marin de l'île meurt hors du pays, la nouvelle arrive le plus souvent par ses compagnons qui ont été témoins de la disparition de leur compatriote ou bien par une autorité supérieure comme la Marine Nationale ou l’armateur du navire. Cette information n’est pas directement transmise à la famille mais à la mairie et à l’église

Alors le maire ou les parents du marin, viennent au presbytère avec la lettre qui fait connaître la tragédie.

Le curé fait prévenir un proche parent de la famille du défunt et lui confit une petite croix en cire appelée Proêlla. Celui-ci garde le secret jusqu'au soir et, lorsque la nuit approche et que tous les membres de la famille sont à la maison, il va chez les parents du défunt et dépose sur la table cette petite croix.

 C'est la première annonce du malheur et chacun comprend très vite ce qui se passe. Le procédé paraît dur et cruel ; mais il ne faut pas oublier que la population de l'île est pleine de foi et qu'elle sait admirablement se résigner à toutes les épreuves.

Les "Croix de Proêlla" sont de petites croix remises aux familles qui ont Photos-publiees-5 4790perdu l'un des leurs en mer. Elle était veillée à la place du corps du défunt et menée à l'église pour la cérémonie funèbre. La Proêlla désigne à la fois la croix symbolisant le disparu et la cérémonie funèbre.

Après l'office, on plaçait le Proêlla dans une urne de bois située dans l’église. Ce n’est qu'à l'occasion d'une visite de l'évêque à l’occasion de la fête des morts que toutes les croix de l’année étaient portées au cimetière. Ce rite religieux est attesté à Ouessant depuis le 18eme siècle et continuera jusqu’au début du 20eme siècle.

Il s’agit le plus souvent de marins de la « Royale » ou de la marine marchande, parfois aussi naufragés d'une barque de pêche. L’ile avait une tradition de marins au long court mais une activité de pêche assez réduite

Photos-publiees-5-4789.JPGDans le cimetière d'Ouessant, un petit oratoire reçoit toutes ces croix de cire. Une inscription y figure qui dit ceci : « Ici nous déposons les croix de Proêlla en souvenir des marins morts loin du pays, dans les guerres, les maladies et les naufrages. »

Aujourd’hui la population de l’île d’Ouessant est vieillissante, quelques maisons sont abandonnées ou vendues comme résidences secondaires et parmi les jeunes Ouessantins, la tradition d’épouser une carrière maritime à disparue. []

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 14:58

Photos-publiees-5-1818.JPGLa laisse de mer est l'accumulation par la mer de débris naturels (coquillages, algues, bois mort, os de seiche, etc.) ou d'origine humaine, drossés à la limite supérieure du flot. Parmi ces derniers, on peut évoquer les galettes de pétrole issues des marées noires ou dégazage en mer, les déchets jetés ou perdus en mer par les navires, les engins de pêche perdus par les pêcheurs ou d'autres types de déchets apportés en mer par le vent ou les cours d'eau avant d'être rejetés sur la plage par les marées.

Dans de nombreux pays, la laisse de basse mer est utilisée pour cartographier la limite entre la terre et la mer.

Sur la façade atlantique, cette laisse de mer est principalement constituée de  varech marin ou Zostère marine. Cette plante aquatique, qui a failli disparaître de l’océan Atlantique dans les années 1930 et accuse encore une régression de population, continue d’avoir, de nos jours, un rôle écologique important.

Les laisses de mer, lorsqu'elles ne sont pas polluées, ont un rôle écologique important grâce aux mucilages, ces substances végétales constituées de polysaccharides, qui gonfle au contact de l'eau et produit une substance visqueuse semblable à la gélatine.

De nombreuses substances d'origine végétale, animale ou fongique, et même bactériennes sont dites mucilagineuses. C'est le cas des mucus produits par de nombreuses espèces animales, aquatiques notamment, les algues échouées, vivantes ou mortes, même en plein soleil, conservent sous les laisses de mer un microclimat frais et protégé des ultraviolets solaires, y abritant et nourrissant de nombreuses espèces qui vivent dans le sable (micro-organismes et crustacés essentiellement).

Une fois dégradées et minéralisées, elles deviennent une des sources de nutriments des plantes terrestres du haut de l'estran.

Ainsi les organismes qu'elles nourrissent et abritent contribuent doublement à fixer les plages, les sables et sédiments dans les baies ou estuaires et le pied des premières dunes.

Elles sont aussi la base d'une chaîne alimentaire tout à fait particulière où s'alimentent notamment les oiseaux, mais qui profitent aussi aux alevins, crabes, etc. Sur le littoral, nombreuses autres espèces d'oiseaux utilisent des algues récupérées sur les laisses de mer pour fabriquer leur nid.

Sur cette zone de transition écologique entre deux écosystèmes joue un rôle important. On trouve outre des invertébrés typiquement terrestres (insectes essentiellement), des espèces tout à fait marines, et des espèces typiques de ces milieux.

La laisse de mer se montre capitale pour certains coléoptères qui y trouvent soit un gîte, soit de la nourriture, soit les deux. Le ramassage en éliminant la source de nourriture, font par conséquent provoqué la disparition de cette espèce.

Le choix du nettoyage en zone touristique

Différentes techniques de nettoyage mécaniques ont été développées pour l'agrément des touristes. Il existe une forte pression des communes littorales pour nettoyer mécaniquement les laisses de mer afin de présenter aux touristes des plages « propres».

Cela semble utile là où des pullulations anormales d'algues vertes se produisent en raison d'une eutrophisation qui est la modification et la dégradation d'un milieu aquatique, lié en général à un apport excessif de substances nutritives (azote provenant surtout des nitrates agricoles et des eaux usées, et secondairement de la pollution automobile, et phosphore, provenant surtout des phosphates et des eaux usées), qui augmentent la production d’algues et d'espèces aquatiques, ainsi parfois que la turbidité, en privant parfois le fond de lumière.

La dystrophisation est l'état extrême de l'eutrophisation, qui se traduit par la mort des organismes animaux et végétaux supérieurs, induite par les apports à la mer des excès de nitrates et phosphates agricoles ou émis par les stations d'épuration.

Il est également nécessaire de nettoyer les déchets anthropiques habituels : bois traité, filets de nylon, qui peuvent encore piéger des oiseaux, divers produits dangereux pour l'environnement.

Du point de vue du développement durable, il convient cependant de préserver la partie naturelle des laisses de mer, tout particulièrement aux pieds des dunes qu'elles contribuent à fixer.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:49

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Pour visiter une région ou un pays que l’on ne connait pas, il faut se familiariser avec quelques pratiques locales.

Comme cela peut certainement vous arriver aussi hors de la Bretagne, en vous disant bonjour on vous dira également « Alors comment qu’s’est ? » vous pouvez répondre mais en réalité c’est plus une formule de politesse qu’une réelle question. Si vous venez pour la première fois en Bretagne on pourra ajouter « Degemer mad » qui signifie bienvenue. En sortant d’un lieu public, on appréciera de vous entendre dire « Kénavo » et si vous ajoutez « ar wech-all » c’est-à-dire à bientôt, vous ravirez vos hôtes.

Il vous faut également connaitre quelques notions du  vocabulaire local.

Une confusion que je ne m’explique pas existe entre l’action d’envoyer et celle d’amener ou d’apporter. On entend donc très souvent « Je t’ai amené un mail hier soir »  Ou en arrivant chez des amis «Tiens,  je t’ai envoyé une bonne bouteille » 

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Certains adverbes reviennent souvent dans les propos des bretons. C’est ainsi qu’ils placent facilement « Toujours » « tout de même «  ou « quand même » assez souvent dans les conversations. Forme de ponctuation ou d’accentuation du propos ?  Voici quelques exemples « Ne m’attends pas, vas-y toujours » « tu reprendras bien une autre part toujours ».  « Enfin quand même, tu ne vas pas sortir comme ça tout de même». « 

A la papeterie si vous souhaitez acheter un crayon de bois ou crayon à papier demandez plutôt  un crayon gris.  En sortant du cinéma on peut parfaitement vous demander « Tu as eu du goût à ton film »? Même si vous n’êtes pas allé voir la grande bouffe. Et si on vous voit glandouiller on vous demandera « Qu'est-ce tu bouines » ?

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En arrivant dans une famille bretonne  on vous proposera aussitôt « Tu veux un jus ? je n’ai que du réchauffé ça te va, sinon je peux faire du frais » par politesse vous accepterez, d’ailleurs la cafetière est toujours sur le coin du feu. Ce qui a valu aux Croisillons (habitant de lîle de Groix) d’être appelés les grecs, non qu’ils aient une origine hellénique mais parce qu’ils boivent beaucoup de café et qu’une cafetière, en breton, ça se dit greg. D'où ce surnom de grecs.

Au commerçant à qui vous donner en payement toutes les pièces jaunes dont vous souhaitez vous débarrassez, vous pouvez dire « Excusez moi je n’ai que de la bigaille, » et pour emballez vos provisions vous pouvez aussi lui demander un pochon (sac plastique ou sac en papier)

Si vous parlez de quelqu’un qui a un problème d’alcool  vous direz « Quel poch ! » mais si c’est un gourmand et gros mangeur vous direz « C’est une vraie Gouelle !»  Expression qui vient directement du goéland dont chacun sait qu’il est très vorace.

Plutôt une personne âgée qui n’a pas vu vos enfants depuis longtemps, vous dira « Il est rendu où suissi ? Oula ma  doué, tu es rendu grand tout de même » (Doué signifiant Dieu)

Tiré directement du breton, à propos d’un casse-pied, vous pouvez dire « Mais quel Torr-penn ! »

« Dame oui » c'est une expression qui vient du pays gallo c’est-à-dire en haute Bretagne. Ça signifie "bah oui ! C’est évident !" en quelque sorte qui renforce une affirmation ou une négation. Peut également exprimer la surprise « Dame, qu’est ce que vous me demandez là » ? ou  également traduire une certaine impuissance « Dame ! Qu’est ce qu’on y peut »

Victor Hugo s’en  était servit à deux reprises dans les Misérables en 1862

– Ah, dame ! Monsieur le maire, l'affaire est mauvaise.

– Mais il ne sera plus temps ! Vous ne voyez donc pas que la charrette s'enfonce ? – Dame ! 

Ne vous offusquez pas si vous entendez  jurez en Breton « Gast »  qui signifie putain ou  « Gast ar c'hast » un cran au dessus que l’on peut traduire par putain de putain

En plus de tout cela  le Breton bretonnant emploie aussi beaucoup d'expressions qui ne sont pas forcément compréhensibles pour le non-brezhoneg (brezhoneg signifiant breton en langue bretonne)

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Avant de venir en Bretagne posez-vous tout de même quelques questions simples :

 Savez-vous que « Gwenn ha du » signifie Blanc et noir mais c’est surtout le nom du drapeau Breton ?

Serez vous offusquez  si on ne vous sert que du beurre salé ?

 Préférez-vous plutôt un Breizh-cola que le cola venant des US ?

 Êtes-vous parfaitement au courant des heures de marées et de leurs coefficients ?

 Savez-vous ce qu’est un Korrigan et où se situe la forêt de Brocéliande ?

Acceptez-vous de vous nourrir de galettes saucisses et de terminer vos repas par un Kouign amann ?

Savez-vous faire la différence entre la mouette et le goéland ?

Savez vous que baragouiner vient du Breton bara (« pain ») et gwin (« vin ») ?

 Distinguez-vous la différence entre un biniou et une bombarde ?

Avez-vous compris que vous pourrez sillonner le Bretagne en tous sens sans jamais payer un seul péage d’autoroute et que vous devez tout cela à un traité qui date de 1532 ?

Serez-vous capable de vous baigner dans une eau à 17 degrés en disant aux autres qu'elle est bonne ?

 Savez-vous que vous ne devez pas vous promenez sur la digue les jours de tempêtes ? …

  Hermine

… Après cela vous pouvez venir en Bretagne sans aucun souci.

 

Une dernière recommandation.

Pour alimenter la conversation, ne demandez pas à un Breton si la Loire atlantique fait bien partie de la Bretagne, car si on vous répondra « Oui bien sûr » dans la majorité des cas, vous pouvez aussi tomber sur un Quimpérois pour qui la vraie Bretagne se résume  uniquement au Finistère. De la même façon, ne questionner pas ce même Breton à propos du Mont Saint Michel, car il vous répondra qu’il est bien en Normandie du point de vue administratif mais que son passé celte le fait Breton pout toujours et que bientôt la destruction de la digue permettra au Couesnon de retrouver son cours naturel ce qui ramènera le Mont en Bretagne.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 08:11

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Genève a son jet d’eau sur le lac Léman

Les USA et le Canada se partagent les chutes du Niagara

Le Venezuela possède  la plus haute chute d’eau du monde, avec une hauteur de 979 m (Le Salto Ángel)

Près de Lorient, le petit port de Lomener où j’habite  possède aussi  sa vague.

Photos--publies-4-1073---Copie.JPGEn effet sans qu’il soit besoin de beaucoup de vent, à chaque marée haute une belle gerbe d’eau arrose la digue.

Les vents dominants sont régulièrement Ouest –sud ouest, ainsi la mer concentre ses assauts  sur cette jetée

L'Anse de Lomener accueillait  de nombreux bateaux depuis très longtemps  mais ne pouvait  leur fournir un abri sûr puisqu'elle n'est pas protégée.  Une digue est enfin construite en 1868, 9 ans après un drame ayant coûté la vie à 12 pêcheurs.

Les jours de tempête le spectacle est magnifique et on vient de toute la région pour admirer ces vagues impressionnantes. Cette célébrité est toute relative et ne s’étend  que sur quelques communes limitrophes.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 05:57

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La galétière, également appelée galettoire, crêpière ou désignée par son nom breton, le billig est une plaque circulaire en fonte, donc extrêmement lourde, utilisée pour réaliser et faire cuire une galette ou une crêpe. On prononce Bilic.

Cette plaque, d'un diamètre variant généralement entre 33 et 50 centimètres, est posée sur un trépied métallique. Avant l'apparition de l'électricité ou du gaz dans les campagnes bretonnes, ce trépied permettait d'enserrer de petits fagots de bois secs enflammés. Par suite, le bois a été progressivement remplacé par l'électricité ou le gaz, le trépied étant conservé afin d'isoler la source de chaleur du mobilier supportant le billig.

 

La pâte à crêpe ou à galette est étalée à l'aide d'un rozell, ustensile de bois. Au Sarazin avec des garnitures salées ou au froment avec sucre, chocolat ou  confiture, en pays de Lorient on ne fait aucune distinction, dans les deux cas on parle toujours de crêpe (Krampouz en Breton) 

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Chaque année se déroule durant la fête de la crêpe à Gourin fin juillet, le championnat de la plus grande crêpe qui doit tout de même respecter tous les critères qualitatifs exigés. Le record actuel est de 9Ocm de diamètre.

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 06:56

 Tourelle-des-trois-pierres-1.JPG Tourelle des trois pierres

Le service des phares et balises du département est installé quai de Rohan. Une trentaine de salariés est chargée d'entretenir 570 bouées, piquets ou feux du département. Il en existe  153 uniquement dans la rade de Lorient. Ces signaux sont appelés «établissements de signalisation maritime» (ESM). Sous des formes diverses, ils servent à se positionner en bateau ou à signaler un danger. Les plus importants, les bouées et autres feux de jalonnement ou d'atterrissage, sont automatisés et fonctionnent à l'aide de panneaux solaires. Des batteries de fortes puissances ou encore des groupes électrogènes, selon la taille des édifices, sont prêts à prendre le relais, en cas de panne. Tous ont des alarmes reliées au centre de contrôle installé à Belle-Ile capable ainsi de surveiller le bon fonctionnement de chaque lampe.

YYY1.JPGTourelle du Cochon (au premier plan) Tourelle verte de la citadelle et Tourelle des soeurs à droite

.

Pour assurer l’entretien des phares et balises du département, c'est le « Roi Gradlon », un honorable bateau de travail âgé de 63 ans qui entre en action. Avec ses 35 mètres et sa coque en acier  capable de soulever des bouées et leur lest de plusieurs tonnes, pour rénover ou remplacer ces balises.

800px-Baliseur_roigradlon-1-.jpg Roi Gradlon

Sous des formes très diverses : Perche, tourelle, bouée ou phare, ils sont identifiés par une numérotation codée mais pour les plus importants, ils ont aussi été baptisés de noms assez imagés. 

Tourelles-Citadelle--et-jument-8.JPG Chenal d'entrée des gros bateaux. Tourelle verte (Tribord) de la citadelle et Tourelle rouge (Babord) de la Jument

tourelle-verte-de-la-potee-de-beurre-et-tourelle-des-soeur.JPGTourelle verte de la potée de beurre  (balise tribord du chenal) Tourelle des soeurs (Tourelle d'alignement rouge et blanche)  et danger isolé du Soudard ( Tourelle rouge et noire surmontée de 2 boules noires indiquant un danger isolé au milieu des eaux saines)

 La-pierre-d-Orge-2.JPG Le grain d'orge (Balise cardinale Est) qui doit se contourner par l'Est

 Banc-des-truies-et-sa-tourelle-verte-et-bouee-ouest-d-entr.JPGBanc des truies et sa tourelle verte (entrée du chenal ouest)

Photos--publies-4-0891.JPG Perches du chenal d'entrée du port de Larmor (Verte à Tribord et rouge à Babord)

 Plateau-des-errants.JPG Plateau des Errants où s'est échoué le GuillemeotVI en 2008

 

 

 

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