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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 05:35

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En effet malgré la fréquence de leurs venues et la proximité, ils n’ont jamais été présentés à la bonne société Deauvillaise. Ils n’ont jamais rencontrés les personnalités qu’il faut absolument connaitre dans cette ville.

Par exemple, ils n’ont jamais croisés…  

Dominique Desseigne, l'héritier du géant des casinos. Il est en effet, depuis la mort de sa femme, Diane Barrière, à la tête de ce groupe né au début du XXe siècle. A cette époque, François André fonde le casino de Deauville, ainsi que de nombreux autres, vers 1920 et c’est son neveu Lucien Barrière, qui en hérite. Le Groupe Lucien Barrière détient aujourd'hui un tiers des casinos français, une quinzaine d’hôtels de luxe  et des dizaines de restaurants.

Ils ne connaissent pas, non plus…

 

Hervé Van Colen, restaurateur de père en fils et Maire de Tourgéville. En 1982, il acquière une  brasserie trouvillaise, spécialisée dans les fruits de mer. Dans les années 90 il devient propriétaire du « Drakkar de Deauville », où se pressent les acheteurs de yearlings et ouvre ensuite  le restaurant gastronomique « L'Annexe ».

 Pas plus que…

 

Laurent Dassault, Deauvillais d'adoption comme toute sa lignée. Le cadet de la troisième génération Dassault, pour qui "Deauville représente racines et continuité".  En 2007, il rachète la Société de ventes françaises de Deauville pour créer avec Agha Khan, la société Arqana. Proche de Sarkozy, comme toute sa famille, il réfléchit à se lancer en  politique.

Ni même…

Freddy Head, l'entraîneur qui perpétue la passion familiale. Après son grand-père, son père fut jockey, puis entraîneur. Freddy Head, jockey pendant trente-trois ans, est installé à Chantilly comme entraîneur mais il acquière le haras du Quesnay. Tout l’été, les Head investiront les champs de courses de Deauville avec une vingtaine de chevaux.

Encore moins …

 

Édouard de Rothschild, le patron d'une écurie créée par ses ancêtres. Il possède à Touques, avec sa famille, un grand domaine, le manoir de Meautry, dont le haras a accueilli, depuis sa création en 1873, de nombreux cracks. En 2004, le propriétaire de Libération a pris la succession de Jean-Luc Lagardère à la présidence de France Galop.

 

Enfin, Lucien le connait un peu tout de même cet Edouard de Rothschild, car il a paraît-il déjeuné

L’an dernier, avec le beau-frère d’un cousin de son patron qui le lui a répété.

Monique et Lucien n’ont jamais envisagé de faire parti de ce monde qu’ils viennent guetter avec une certaine jubilation. Heureusement pour eux,  ils n’ont jamais eu cette illusion.

Bien plus que l’absence d’un patrimoine solide, il leur manque d’être bien nés et bien éduqués comme l’impose ce milieu très fermé.

Cette bourgeoisie française qui prend ces quartiers à Deauville  chaque été, est une classe impénétrable, solidaire et active.

L’opulence se donne à voir, bien sûr, dans l’aisance matérielle et la valeur du patrimoine, mais aussi dans les domaines sociaux et culturels car la vraie valeur symbolique de tous ces biens, matériels est parfaitement immatérielle.  Les patrimoines de ces grandes dynasties familiales de la noblesse et de la bourgeoisie constituent une base solide pour l’affirmation d’une classe. Autrement dit la richesse dans ses différentes formes permet à la bourgeoisie d’être une classe en soi et délibérément conscient de ses privilèges.

Ces familles fortunées existent dans bien d’autres registres que celui de la valeur économique des biens possédés. La sociabilité est intense. La vie mondaine est faite de variations à l’infini toujours sur la même trame, celle des rituels obligés et des réseaux de connaissances de ceux qui appartiennent au “ grand monde ”. Les plus grosses affaires se font le plus souvent dans ces rencontres entre soi, entre bijoux et bonnes manières. Des patrimoines importants transmis de génération en génération, dans ces familles fortunées, dont la gestion nécessite une formalisation mondaine, tout autant que financière, pour maintenir cette culture aristocratique  de classe.

Qu’à cela ne tienne, ils sont là tout le week end, pour profiter de la plage.

 

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commentaires

F
que de familles riches on ne peut rivaliser avec cette haute bourgeoisie
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L
<br /> <br /> Merci Flipperine de ton passage . Bises Dan<br /> <br /> <br /> <br />
C
Je te sens un tantinet amer mon ptit Dan...<br /> Tu devrais allez y faire un tour...à la mer d'ailleurs, y parait que Deauville c'est pas mal...mais St Nazaire c'est mieux! ;)<br /> Allez hop, tu passes me voir à tes prochaines vacances? ;)<br /> <br /> Bisous
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L
<br /> <br /> Oui Miss, Je connais  et je préfère Saint Nazaire à Deauville. Attention parce que moi je suis en Vancances toute l'année... Bises dan<br /> <br /> <br /> <br />
L
Mais oui, Dan, j'avais bien compris et me suis mal exprimée. Les deux seuls personnages fictifs sont Lucien et Monique. Pourvu qu'on n'en revienne pas là, mais quand la foule aura compris qu'elle<br /> ne fera jamais partie de ces gens-là (car certains l'espèrent), quand le p'tit peuple mourra vraiment de faim, le déchaînement sera à craindre, sauvage et sans discernement.
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L
<br /> <br /> Merci lenaïg pour ces précisions. Bises Dan<br /> <br /> <br /> PS: demain matin un article qui devrait te plaire... enfin jel'espère.<br /> <br /> <br /> <br />
L
Je reviens de ta 1e partie après être passée sur celle-ci d'abord ! Une nouvelle parfaite, les deux épisodes réunis, ou même l'un comme l'autre pris séparément, la nouvelle étant, ai-je appris, un<br /> condensé de vie humaine. De plus, on apprend plein de choses vraies à travers tes personnages fictifs. Hé oui, la Nuit du 4 Août n'a pas aboli les privilèges, ni la Révolution les ... castes,<br /> fermées. L'égalité reste un vain mot. Bravo ! Bises.
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L
<br /> <br /> Bonjour Lenaïg, en dehors de mes deux héros, tous les personnes cités existeny bel et bien et font bien partie de cette caste habituée à Deauville. A quand la foule qui crie devant les<br /> grilles "Ah çà ira, çà ira, çà ira..." ? Bises Dan <br /> <br /> <br /> <br />
C
Alors, s'ils profitent de la plage, ils me sont déjà plus "sympathiques", Dan.<br /> <br /> Rien de mieux que la nature, même si Deauville-plage reste très bourgeoise quand même. Dans ces environs là, je me suis contentée de Trouville, où - pour l'anecdote - on peut acheter du pain qui<br /> porte bien la trace de la commune !<br /> <br /> Bonne journée et bises,<br /> Cathy.
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L
<br /> <br /> Bonjour Cathy, je vois que tu connais les endroits où il faut être... Lol  . Bises Dan<br /> <br /> <br /> <br />

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